Les investisseurs particuliers ont joué un rôle crucial dans la résilience des marchés financiers en 2025, compensant les effets négatifs des droits de douane et des fluctuations technologiques. Leur intervention a permis d’éviter un effondrement plus marqué et a contribué à un rebond inattendu pour certaines entreprises en difficulté.
Selon Bespoke Investment Group, l’année 2025 a été la deuxième meilleure année pour profiter des baisses de prix depuis 1993, mesurée par l’évolution de l’indice S&P 500 après des jours de pertes. Les données de JPMorgan confirment cette tendance, révélant des flux d’investissements de particuliers en hausse de plus de 50 % par rapport à 2024, et dépassant même le pic observé lors de la frénésie des actions mèmes en 2021.
Cette dynamique est particulièrement visible chez Nike, qui tente de se relever après une année difficile marquée par les droits de douane. Le secteur de la consommation discrétionnaire a souffert en 2025, les tarifs douaniers imposés par l’administration en place ayant incité les consommateurs à privilégier les dépenses essentielles. Avec une progression de seulement 6 %, ce secteur s’est classé troisième sur les 11 secteurs du S&P 500.
L’action Nike a chuté de près de 17 %, une baisse significative depuis son plus haut historique atteint le 5 novembre 2021, où elle avait perdu plus de 63 % de sa valeur. Elle accuse également une baisse de 20 % par rapport à son plus haut d’un an, enregistré le 25 février 2025. Ces difficultés sont directement liées à la politique commerciale actuelle, les droits de douane ayant pesé lourdement sur les marges de l’entreprise, augmentant ses coûts de plusieurs milliards de dollars et la forçant à augmenter ses prix.
Une part importante des matériaux utilisés par Nike provient de Chine et une part notable de sa production est basée au Vietnam, deux pays particulièrement touchés par les tarifs douaniers américains. En conséquence, le bénéfice net de Nike a connu une chute spectaculaire, passant de 1,5 milliard de dollars au quatrième trimestre 2024 à seulement 211 millions de dollars au quatrième trimestre 2025, soit une diminution de près de 96 %.
Cependant, Nike a su s’adapter. L’entreprise a réduit ses importations de chaussures en provenance de Chine et a diminué ses commandes de production au Vietnam. Elle a également mis en œuvre des mesures de réduction des coûts. Ces efforts ont porté leurs fruits, avec un rebond du bénéfice net à partir du deuxième trimestre 2026, atteignant 792 millions de dollars, soit une augmentation de plus de 275 %.
Bien que les flux de trésorerie nets provenant des activités d’exploitation soient restés négatifs au cours de cinq des six derniers trimestres, ils s’améliorent progressivement, passant de -1,375 milliard de dollars au premier trimestre 2025 à -50 millions de dollars au dernier trimestre. Les analystes se montrent optimistes, avec un objectif de cours moyen sur 12 mois suggérant un potentiel de hausse de près de 16 %. Le taux d’intérêt court actuel, à 2,52 % (en baisse de 11,27 points par rapport à la période précédente), indique également que les investisseurs anticipent un retournement de situation.
Les achats d’actions par les initiés, totalisant plus de 4 millions de dollars, confirment cette confiance. Ces transactions suggèrent que la direction et les administrateurs de Nike perçoivent un potentiel d’amélioration des performances futures.
À l’inverse, les ambitions de l’informatique quantique n’ont pas porté leurs fruits pour IonQ en 2025. L’action a chuté de près de 31 % depuis son plus haut historique du 3 octobre 2025, malgré une clientèle prestigieuse comprenant Alphabet, Amazon et Microsoft, qui utilisent les ordinateurs quantiques d’IonQ pour leurs services cloud (Bracket d’Amazon Web Services, Azure Quantum et Marketplace de Google Cloud).
L’entreprise n’a pas atteint les attentes en matière de bénéfices au cours de trois des quatre derniers trimestres, bien que ses revenus aient dépassé les prévisions à chaque fois. Depuis son introduction en bourse en octobre 2021, les flux de trésorerie d’IonQ sont restés négatifs chaque trimestre.