Publié le 7 octobre 2025 à 15h20. L’espoir de trouver de la vie sur Vénus s’amenuise : une nouvelle étude révèle que la planète, souvent surnommée la “jumelle de la Terre”, est probablement restée aride et inhospitalière depuis sa formation.
- Des recherches menées par l’Université de Cambridge suggèrent que l’intérieur de Vénus est trop sec pour avoir jamais abrité des océans ou de l’eau à sa surface.
- Malgré la présence de nuages contenant de l’eau, Vénus demeure un monde extrêmement chaud, avec une température moyenne de 500°C (932°F), incompatible avec la vie telle que nous la connaissons.
- La mission DAVINCI de la NASA, prévue pour la fin de la décennie, devrait apporter des données supplémentaires pour confirmer ces conclusions.
Longtemps considérée comme une candidate potentielle à l’habitabilité, Vénus a suscité l’intérêt des scientifiques pendant des décennies. Sa taille et sa forme, similaires à celles de la Terre, ont alimenté l’hypothèse qu’elle aurait pu autrefois abriter des océans et même des formes de vie primitives. Cependant, les dernières découvertes remettent en question cette idée.
L’équipe de Cambridge a étudié la composition chimique de l’atmosphère vénusienne, en particulier la teneur en eau et en gaz volcaniques. Sur Terre, l’activité volcanique libère de grandes quantités de vapeur d’eau, car l’eau est abondante dans les couches internes de notre planète. Or, les calculs effectués par les chercheurs indiquent que les gaz volcaniques de Vénus ne contiennent qu’environ 6 % d’eau, ce qui suggère un intérieur extrêmement sec.
Cette aridité interne implique que Vénus n’a probablement jamais connu la présence d’océans. Dès sa formation, la planète aurait été un monde chaud et hostile, incapable de soutenir la vie. Tereza Constantinou, de l’Institut d’astronomie de Cambridge, a déclaré :
« Nous ne le saurons pas avec certitude avant qu’une mission d’exploration ne soit envoyée là-bas plus tard dans la décennie. Mais avec son intérieur sec, il est difficile d’imaginer que Vénus puisse un jour abriter la vie comme elle le fait sur Terre. »
Tereza Constantinou, Institut d’astronomie de Cambridge
Vénus est enveloppée d’un épais nuage d’acide sulfurique et sa température moyenne atteint 500°C (932°F), de quoi faire fondre le métal. Cette atmosphère toxique et ces conditions extrêmes contrastent fortement avec la Terre, malgré leur similitude initiale.
La mission DAVINCI de la NASA, dont le lancement est prévu à la fin de cette décennie, devrait permettre de valider ces résultats. La sonde effectuera plusieurs survols de Vénus et enverra une sonde dans son atmosphère pour analyser directement sa composition. Ces données seront cruciales pour déterminer le potentiel d’habitabilité d’autres planètes en dehors de notre système solaire.
Constantinou a souligné que, bien que ces découvertes soient décevantes, elles permettent d’orienter plus efficacement les recherches futures vers les planètes les plus susceptibles d’abriter la vie.
Sources : Université de Cambridge, Nature Astronomy
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