Publié le 21 décembre 2025 11h46. Eva van Dijk, une jeune Néerlandaise, a trouvé un équilibre inattendu entre sa vie d’aventurière et son engagement dans un projet agricole au Malawi, tout en découvrant les joies de la maternité et les plaisirs simples du quotidien.
De retour temporairement dans sa région natale de Drenthe, aux Pays-Bas, Eva van Dijk (31 ans) profite d’un séjour particulier avec sa famille. Ce retour n’est pas celui de vacances ordinaires, mais celui d’une jeune maman fraîchement installée au Malawi, où elle vit avec son compagnon Opani depuis quatre ans.
L’histoire d’Eva au Malawi a commencé par un désir de voyage et d’aventure. Après ses études, elle est arrivée dans le pays africain pour mettre en œuvre des projets agricoles durables destinés aux jeunes. Elle souhaitait leur offrir des outils et des connaissances pour créer des revenus dans les zones rurales, confrontées à un chômage élevé et à l’exode vers les villes. “Les sols étaient épuisés, devenus infertiles avec les années”, explique-t-elle. “L’idée était de donner aux jeunes les moyens de gagner leur vie à la campagne.”
C’est au cours de ses recherches pour ce projet qu’elle a rencontré Opani, un jeune agriculteur de 25 ans, également diplômé d’une université agricole. “J’ai visité sa ferme et j’ai tout de suite été frappée par son approche”, se souvient Eva. “J’ai pensé : ‘Si j’avais étudié ici, on aurait probablement bien marché ensemble.'”
Ce qui l’a particulièrement attirée chez Opani, c’est son franc-parler et son esprit critique. “Il était très critique envers le projet que nous menions”, raconte Eva. “Il pensait que je devais faire attention à ne pas venir imposer des solutions toutes faites. Ce n’était pas mon intention, mais il m’a ouvert les yeux sur le fait qu’il y avait déjà beaucoup de savoir-faire local et que certaines idées n’étaient pas adaptées au contexte.”
Leur relation s’est développée rapidement. “Un jour, il m’a dit très directement qu’il aimait bien et s’il pouvait être mon petit ami”, confie Eva, amusée. “Cela m’a surprise, mais sa franchise m’a séduite. Aux Pays-Bas, on tourne souvent autour du pot.”
Ils sont rapidement devenus inséparables. Eva a commencé à passer de plus en plus de temps à la ferme d’Opani, jusqu’à y vivre à moitié. “J’aimais beaucoup cet endroit, même s’il était très simple. Cela me rappelait mes expériences de camping.”
Quatre ans plus tard, Eva vit toujours au Malawi, même si elle et Opani construisent actuellement une nouvelle maison. “Avec un bébé, la ferme était un peu trop rudimentaire. La route était souvent inondée pendant la saison des pluies. Nous utilisons des panneaux solaires, ce qui est bien, mais cela ne suffit pas pour faire fonctionner un réfrigérateur.”
Elle s’est habituée à vivre sans machine à laver ni eau chaude. “On s’y fait et j’aime ça. Et quand je reviens ici, aux Pays-Bas, j’apprécie d’autant plus le confort.” Elle admet cependant que le luxe lui manque parfois, surtout avec les exigences de son nouveau travail. “J’ai maintenant un emploi qui est parfois assez prenant. Alors, un peu de confort, c’est agréable. Après une journée de travail, quand il fait un peu plus froid, une douche chaude serait la bienvenue.”
L’arrivée de leur fille a apporté un nouveau bonheur, mais aussi une difficulté : l’impossibilité pour Opani de se rendre aux Pays-Bas pour la naissance. “Bien sûr, c’est difficile de ne pas avoir Opani à mes côtés, c’est compliqué”, reconnaît Eva. “Mais je profite de ce temps avec ma famille et mes amis ici. Ils me manquent beaucoup au Malawi, et j’apprécie aussi le confort que j’ai ici.”
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