Publié le 26 février 2024 à 17h15. Le Health Service Executive (HSE), l’autorité de santé publique irlandaise, a présenté ses excuses à la famille d’une adolescente décédée dans des circonstances tragiques à l’hôpital universitaire de Limerick, suite à des manquements reconnus dans sa prise en charge.
- Le HSE a reconnu des « défaillances » dans les soins prodigués à Niamh McNally, 16 ans, décédée aux urgences en janvier 2024.
- Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de son décès, survenu après une détérioration rapide de son état respiratoire.
- La famille de la jeune fille témoigne devant le tribunal du coroner de Limerick, marquée par le souvenir des derniers moments de Niamh.
L’enquête a débuté par des excuses formelles du HSE Midwest, exprimant ses sincères condoléances à la famille McNally et admettant des erreurs dans la gestion du cas de Niamh.
« Les circonstances entourant le décès de Niamh sont pour nous une immense tristesse et nous regrettons sincèrement les occasions d’intervention qui ont été manquées. Nous acceptons que ces manquements, qui ont finalement conduit à la mort tragique de Niamh, n’auraient pas dû se produire. Au nom de la direction et du personnel de l’hôpital universitaire, nous souhaitons nous excuser sans réserve pour ces manquements. »
Représentant du HSE Midwest
Le HSE a également déclaré s’engager à tirer les leçons de cette tragédie et à mettre en œuvre des mesures correctives pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent.
Carolyn O’Neill, la mère de Niamh, a témoigné avec émotion, se souvenant des instants déchirants précédant le décès de sa fille. Elle a rapporté que Niamh lui avait confié, avec difficulté : « Maman, je ne peux pas respirer. » Mère et fille étaient particulièrement proches, Niamh étant un enfant unique et sa mère veuve.
L’enquête a révélé que Niamh souffrait d’une malformation cardiaque congénitale, ayant nécessité des opérations à cœur ouvert durant son enfance. Elle était également atteinte de scoliose. Sa mère a précisé avoir remis les antécédents médicaux de sa fille au service des urgences de l’hôpital universitaire de Limerick (UHL) lors de son admission le 9 janvier.
Initialement diagnostiquée avec une infection respiratoire, Niamh a passé deux semaines à l’hôpital, recevant des antibiotiques et des séances de kinésithérapie. Des examens complémentaires, incluant une bronchoscopie le 19 janvier, ont révélé la présence d’un caillot et d’un poumon affaissé. Elle a été renvoyée chez elle le 23 janvier, sans prescription de traitement supplémentaire.
Le 29 janvier, alors que sa mère effectuait quelques courses, Niamh a commencé à cracher du sang et des sécrétions, incapable de communiquer clairement. Une ambulance a été appelée et la jeune fille a été transportée d’urgence à l’UHL. Son état s’est rapidement détérioré, et un médecin a décidé de la transférer en réanimation.
Cependant, Niamh a été placée sur un brancard dans un couloir bondé, en attendant un lit. Sa mère a décrit une scène poignante, où elle a vu son enfant suffoquer, entourée d’un personnel médical débordé. Elle a tenté d’aider à l’administration de l’oxygène, mais Niamh a finalement succombé à un arrêt cardiaque quelques heures plus tard.
L’avocat de la famille McNally, Damien Tansey, a exprimé la profonde détresse de ses clients, soulignant qu’ils sont hantés par l’idée que, quelle que soit l’issue possible, Niamh n’aurait pas dû mourir sur un brancard dans un couloir d’hôpital.
L’enquête se poursuit, et les conclusions du tribunal du coroner de Limerick sont attendues avec attention.