Le projet Miftah Anajah de CARE Maroc a bénéficié à 41 761 élèves dans les régions de Marrakech-Safi et de Béni Mellal-Khénifra depuis son lancement en mai 2023. Le programme s’est achevé lors d’un séminaire de clôture organisé le 25 septembre 2026 à Rabat.
Déployé pendant 39 mois avec le soutien de l’Union européenne, le programme s’est inscrit dans le Programme intégré d’appui à l’éducation et à la formation (PIAFE). Pour mener à bien cette action, le projet a fait l’objet d’une collaboration avec le Rabat Social Studies Institute (RSSI) et la Fédération nationale des associations des parents d’élèves au Maroc (FNAPEM).
Les résultats chiffrés et les investissements pédagogiques
Les données officielles communiquées à Rabat font état de 19 projets pédagogiques et éducatifs soutenus pour une enveloppe globale de 1,65 million de dirhams. Les initiatives ont été conçues à partir des priorités identifiées au sein des établissements pour travailler sur la persévérance scolaire, le bien-être et l’inclusion des élèves.

Sur le plan de la formation, le dispositif a permis de former 620 enseignants et enseignantes. Il a également permis d’accompagner 354 mères afin de renforcer leur leadership et leur participation à la vie scolaire.
La mobilisation des acteurs locaux et des associations de parents
La mise en œuvre de l’action s’est appuyée sur un réseau d’acteurs de terrain. Ont ainsi été mobilisées 51 associations d’appui à l’école de la réussite, aux côtés de 36 associations de mères, de pères et de tuteurs d’élèves.
La force de ce projet réside dans sa capacité à donner aux établissements scolaires les moyens de concevoir et de porter leur propre projet d’école. En associant les directions, les enseignants, les associations de mères et les associations de parents d’élèves, nous encourageons une participation inclusive et créons les conditions nécessaires pour inscrire les actions engagées dans la durée.
Noureddine Akouri, président de la FNAPEM
De son côté, la direction de l’association porteuse a souligné l’importance de tisser des liens étroits entre l’école et son environnement.

La réussite éducative se construit aussi dans la relation de confiance entre l’école, les familles et les acteurs du territoire. Avec Miftah Anajah, nous avons vu les associations de parents d’élèves prendre leur place, des équipes éducatives partager leurs pratiques et des solutions naître des besoins exprimés localement.
Hlima Razkaoui, directrice de CARE Maroc
La pérennisation des bonnes pratiques dans les établissements
Le projet s’est également traduit par la création de 30 espaces de coordination multi-acteurs au sein des établissements, appelés Menassates Anajah Tarbaoui (MAT). Ces structures visent à prolonger la concertation entre équipes pédagogiques et familles.
Au terme des 39 mois d’intervention, 17 bonnes pratiques ont été identifiées, testées et documentées afin de faciliter leur reproduction dans d’autres contextes éducatifs du Royaume.