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Brandon Thomas lance un projet open source pour concurrencer Adobe et Microsoft

Un ingénieur logiciel américain a publié treize applications gratuites et open source, baptisées ArtCraft, pour concurrencer les suites payantes d'Adobe et de Microsoft.

Brandon Thomas lance un projet open source pour concurrencer Adobe et Microsoft

Un ingénieur logiciel américain a publié treize applications gratuites et open source, baptisées ArtCraft, pour concurrencer les suites payantes d’Adobe et de Microsoft. Développé en Rust et à l’aide de l’intelligence artificielle Claude Opus 5.5, le projet cherche à offrir des alternatives sans abonnement pour macOS, Windows et Linux.

La domination des géants du logiciel fait face à une contestation technique inédite. Un ancien ingénieur de Square, Brandon Thomas, a mis en ligne sous la bannière ArtCraft des équivalents gratuits de programmes bureautiques et créatifs très onéreux.

Les utilisateurs peuvent ainsi télécharger des applications de traitement d’image, de montage vidéo et de bureautique sans verser le moindre centime à Adobe ou Microsoft.

Qu’est-ce que la suite ArtCraft et qui se cache derrière son lancement ?

Le projet ArtCraft réunit treize applications gratuites destinées à reproduire les fonctionnalités de base de logiciels phares comme Photoshop, Word ou PowerPoint. Derrière ce pseudonyme sur les réseaux sociaux se trouve Brandon Thomas, un ingénieur basé à Atlanta qui a travaillé auparavant comme directeur général de Storyteller.ai et développeur chez Square.

Person using artificial intelligence in vibe coding
Photo : CNET

Pour concevoir ces outils, Thomas a utilisé le langage de programmation Rust et l’intelligence artificielle d’Anthropic, Claude Opus 5.5. Interrogé sur sa méthode sur Reddit, il rejette l’étiquette de simple amateur de technologies génératives.

« Je ne suis pas juste un codeur du dimanche. Je suis un vétéran de l’industrie avec 15 ans d’expérience qui a écrit de tout, des systèmes de paiement à six neuf qui gèrent des milliards de dollars de volume de transactions par jour jusqu’à l’automatisation avancée de la robotique et de l’optique. J’ai beaucoup utilisé Rust pendant environ dix ans, et je sais comment construire et maintenir des projets Rust à grande échelle », a déclaré Brandon Thomas.

L’offre se divise en plusieurs branches thématiques. La suite imite les outils Adobe sous des noms dérivés comme PhotoCraft, FilmCraft et LightCraft, tout en s’attaquant à la suite bureautique de Microsoft avec WordCraft, DeckCraft et GridCraft.

Pourquoi ces alternatives gratuites visent-elles directement le modèle d’abonnement d’Adobe ?

L’initiative répond à une lassitude croissante face aux grilles tarifaires des éditeurs traditionnels. La suite Creative Cloud d’Adobe représente un coût annuel considérable pour les particuliers, facturée 779,99 dollars en paiement initial ou 69,99 dollars par mois dans le cadre d’un engagement annuel.

Brandon Thomas cite explicitement sa propre exaspération face aux pratiques commerciales de l’entreprise comme principal déclencheur de son projet open source.

« Ils m’ont facturé les frais de résiliation à plusieurs reprises et je les déteste depuis », a affirmé Brandon Thomas.

Ce mécontentement trouve un écho particulier dans un contexte économique difficile où les abonnements s’accumulent. Le climat de défiance est d’ailleurs nourri par les démêlés judiciaires des éditeurs. Adobe a ainsi conclu en mars un accord de 150 millions de dollars avec le gouvernement américain, acceptant de verser 75 millions de dollars de pénalité civile et 75 millions en services gratuits pour solder des poursuites liées à des frais cachés et à des procédures de résiliation jugées trompeuses.

Quels sont les obstacles juridiques et techniques qui entourent les applications ArtCraft ?

Sur le plan technique, l’ambition affichée de atteindre une parité fonctionnelle totale en un mois relève du défi, même avec l’aide d’assistants de codage par IA. Les applications se trouvent actuellement au stade alpha et ne gèrent pas encore l’ensemble des cas d’usage professionnels que les créateurs exigent en matière de gestion des couleurs ou de stabilité.

Sur le plan juridique, le créateur présente ses logiciels comme une réimplmentation en salle propre, un procédé classique qui consiste à réécrire les fonctions à partir de spécifications publiques sans copier le code propriétaire. Les experts rappellent toutefois que la question de la propriété intellectuelle reste entière.

« Nous ne savons pas non plus si le processus en salle propre invoqué résistera à un examen minutieux », a souligné Andres Guadamuz.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.