Home SantéFacteur caché à l’origine du cancer agressif de la prostate, selon la clinique Mayo

Facteur caché à l’origine du cancer agressif de la prostate, selon la clinique Mayo

by Sophie Martin

Publié le 2025-10-17 16:54:00. Des chercheurs de la Mayo Clinic ont identifié une protéine, sPOM121, qui permettrait aux cancers de la prostate agressifs de résister aux traitements conventionnels, ouvrant la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques.

  • Le cancer de la prostate avancé exploite une protéine pour échapper au système immunitaire et aux thérapies ciblées.
  • La protéine sPOM121 est une forme soluble de la nucléoporine POM121.
  • Le mode de vie sédentaire et les antécédents familiaux sont des facteurs de risque majeurs.

Le cancer de la prostate, une maladie fréquente chez l’homme, se caractérise par une croissance anormale de cellules dans la glande prostatique située sous la vessie. Si les traitements comme la chimiothérapie, l’hormonothérapie et l’immunothérapie sont souvent efficaces, une étude récente de la Mayo Clinic révèle un mécanisme de résistance insoupçonné. Les chercheurs ont découvert qu’une protéine spécifique, nommée sPOM121, une forme soluble de la nucléoporine POM121, permet aux cellules cancéreuses de contourner les défenses immunitaires et de devenir insensibles aux thérapies.

Selon le Dr Verónica Rodríguez Bravo, du département de biochimie et de biologie moléculaire de la Mayo Clinic, « comprendre ce processus pourrait permettre de développer des traitements capables d’interrompre l’action de sPOM121 et de rendre les cellules cancéreuses à nouveau vulnérables ». Cette découverte ouvre donc des perspectives prometteuses pour améliorer l’efficacité des traitements existants et proposer de nouvelles approches thérapeutiques.

Outre cette découverte, plusieurs facteurs de risque sont connus pour augmenter la probabilité de développer un cancer de la prostate :

  • L’âge : Le risque augmente considérablement avec l’âge, plus de 60 % des cas étant diagnostiqués chez des hommes de plus de 65 ans, selon l’Organisation mondiale de la santé.
  • Les antécédents familiaux : La présence de cas de cancer de la prostate dans la famille est un facteur de risque important.
  • L’origine ethnique : Les hommes d’ascendance africaine présentent une incidence plus élevée de la maladie, souvent sous une forme plus agressive.
  • Le mode de vie : Une alimentation riche en graisses, notamment en produits laitiers entiers et en viande transformée, ainsi qu’un manque d’activité physique et le surpoids, sont associés à un risque accru.
  • L’exposition à des substances toxiques : Certains composés chimiques, tels que les pesticides et le cadmium, pourraient également jouer un rôle dans le développement de la maladie.

Alvaro Richard Real Martínez

Rédaction SEO

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