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Faibles compromis après des négociations difficiles à la conférence de l’ONU sur le climat

by Clara Dubois

Publié le 22 novembre 2025 18:51:00. La COP30, qui s’est achevée à Belém au Brésil, a abouti à un compromis décevant : aucun engagement contraignant n’a été pris pour réduire la dépendance aux énergies fossiles, malgré des négociations prolongées de près de 20 heures.

  • Les pays riches se sont engagés à tripler d’ici 2035 leur aide financière aux pays les plus vulnérables face au changement climatique.
  • La Colombie a menacé de bloquer l’accord final si l’abandon des combustibles fossiles n’était pas explicitement mentionné, créant une crise de plus d’une heure.
  • L’Union européenne a exprimé son insatisfaction face au résultat, le qualifiant de « compromis minimal ».

La conférence des Nations Unies sur le climat, tenue à Belém, s’est conclue sur un accord jugé insuffisant par de nombreux observateurs. Si un engagement a été pris pour accélérer les mesures de protection du climat et réviser les barrières commerciales, l’absence d’une feuille de route contraignante pour sortir du pétrole, du charbon et du gaz a suscité de vives critiques.

Le Brésil, en tant que pays hôte, a annoncé une approche volontaire pour réduire sa dépendance aux énergies fossiles, mais cette initiative ne suffit pas à rassurer les défenseurs de l’environnement. La tension a atteint son paroxysme lorsque la Colombie a menacé de faire échouer l’ensemble de l’accord si le texte final ne mentionnait pas clairement la nécessité d’abandonner les combustibles fossiles. Le représentant colombien a affirmé que le résultat de la COP ne pouvait ignorer les conclusions de la science.

Après une interruption d’une heure, le président de la COP30, Andre Correa do Lago, a finalement annoncé l’adoption du texte final. Un des points positifs de cette conférence réside dans l’engagement des pays riches à tripler d’ici 2035 leur contribution financière aux pays en développement pour les aider à s’adapter aux conséquences du changement climatique.

Le commissaire européen au climat, Wopke Hoekstra, a déclaré que l’UE aurait souhaité plus d’ambition.

« Nous aurions souhaité plus d’ambition à l’issue de cette conférence. »

Wopke Hoekstra, commissaire européen au climat

Les diplomates européens ont qualifié le résultat de « non satisfaisant », le décrivant comme un « pas de côté » plutôt qu’un progrès significatif.

La députée européenne Lena Schilling (Les Verts) a exprimé un sentiment similaire :

« Il s’agit d’un pas dans la bonne direction, mais personne ne peut être satisfait. Tant que l’élimination progressive du charbon, du pétrole et du gaz ne sera pas clairement établie, nous resterons en deçà de ce que la science exige et de ce dont les gens du monde entier ont besoin. »

Lena Schilling, députée européenne (Les Verts)

Le Groupe des États les moins avancés (PMA) a toutefois salué un succès : le triplement du financement de l’adaptation d’ici 2035. Evans Njewa, du Malawi, président du groupe des 44 États, a souligné l’importance de cette avancée face aux défis croissants posés par les catastrophes naturelles.

En coulisses, les négociations ont été ardues, avec le principe de l’unanimité en séance plénière rendant les compromis particulièrement difficiles à obtenir. À la fin de la conférence, le site avait déjà commencé à être partiellement démantelé, les pavillons et stands de campagne étant préparés pour leur départ.

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