Publié le 4 décembre 2025 à 07h27. Une étude récente du Registre norvégien du cancer révèle une augmentation significative des cas de cancer de l’œsophage en Norvège, particulièrement chez les hommes, une tendance qui inquiète les autorités sanitaires.
- L’incidence du cancer de l’œsophage a augmenté de plus de 50 % au cours des trente dernières années.
- Les hommes sont plus touchés par cette maladie que les femmes, avec environ 270 nouveaux cas annuels contre 90.
- L’augmentation est principalement due à une hausse des cas d’adénocarcinome, un type de cancer de l’œsophage lié à l’obésité et au reflux gastro-œsophagien.
L’Institut norvégien de santé publique (FHI) a publié les résultats de cette étude approfondie sur l’évolution du cancer de l’œsophage et de l’estomac sur les trois dernières décennies. Les chiffres montrent que l’incidence du cancer de l’œsophage est passée d’environ 146 cas au début des années 1990 à une moyenne d’environ 360 cas au cours des cinq dernières années.
« Nous avons constaté que l’incidence du cancer de l’œsophage a augmenté de plus de 50 pour cent au total au cours de cette période, et que les hommes sont plus souvent touchés que les femmes », explique Trude Eid Robsahm, chercheuse au Registre norvégien du cancer et principale auteure de l’étude.
Le cancer de l’œsophage se manifeste sous deux formes principales : l’adénocarcinome, qui se développe à partir des cellules glandulaires de l’œsophage, et le carcinome épidermoïde, qui prend naissance dans les cellules squameuses qui tapissent l’œsophage. L’étude révèle que l’augmentation la plus marquée concerne l’adénocarcinome, qui représente désormais plus de 70 % de tous les cas de cancer de l’œsophage. Cette forme de cancer est fortement associée à des facteurs de risque tels que l’obésité et le reflux gastro-œsophagien, communément appelés brûlures d’estomac.
À l’inverse, l’incidence du carcinome épidermoïde a diminué d’environ 40 % au cours de la période étudiée. Parallèlement, l’étude met en évidence une diminution significative de l’incidence du cancer de l’estomac.
Pour en savoir plus sur cette étude, vous pouvez consulter le site web de l’Institut norvégien de santé publique (FHI).
À lire aussi
