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Fini les fausses solutions pour les pays du Sud

by Clara Dubois

Publié le 4 novembre 2025 à 09h52. À l’approche de la COP30 à Belém, au Brésil, l’Alliance pour la justice climatique exhorte les nations à adopter une approche plus équitable de la lutte contre le changement climatique, en mettant l’accent sur le financement et la protection des populations les plus vulnérables.

  • L’Alliance pour la justice climatique réclame la suppression complète des combustibles fossiles et un financement climatique international accru et transparent.
  • Des représentants du Bangladesh et du Brésil ont souligné les défis croissants liés à l’adaptation au changement climatique et la nécessité de solutions politiques internationales.
  • Un mécanisme international pour une transition juste, impliquant la participation des groupes marginalisés, est proposé pour la COP30.

Des représentants de l’Alliance pour la justice climatique ont tenu une conférence de presse virtuelle pour présenter leurs exigences en vue de la Conférence des Parties sur le climat (COP30) qui se tiendra à Belém, au Brésil. Ils plaident pour une protection climatique et un financement plus justes sur le plan social, en particulier pour les pays les plus touchés par les conséquences du réchauffement climatique.

Mrityunjoy Das, directeur adjoint pour l’action climatique de CARE Bangladesh, a mis en évidence la réalité des pertes et des dommages subis par des millions de personnes à travers le monde, notamment au Bangladesh.

« Comme au Bangladesh, les pertes et les dommages causés par la crise climatique sont depuis longtemps une amère réalité pour des millions de personnes dans le monde – ils perdent leur maison, leurs moyens de subsistance et leur avenir. La COP30 doit enfin tenir ses promesses : l’élimination complète des combustibles fossiles, davantage de financement international pour le climat avec des étapes claires et de la transparence – ainsi que la promesse des pays industrialisés de fournir des ressources nouvelles et supplémentaires pour le Fonds pour les dommages et les pertes. »

Mrityunjoy Das, directeur adjoint pour l’action climatique, CARE Bangladesh

Angelika Derfler, porte-parole pour la justice climatique de Südwind, a insisté sur l’importance d’intégrer le concept de transition juste au cœur des discussions de la COP30.

« La justice climatique ne peut exister sans la protection des droits de l’homme. Il doit y avoir un changement global, socialement et écologiquement juste dans notre façon de vivre et de faire des affaires. Un mécanisme international à cet effet doit être établi lors de la COP30. Cela n’est possible qu’avec une large participation des femmes, des jeunes, des peuples autochtones et d’autres groupes marginalisés dans les processus de prise de décision. »

Angelika Derfler, porte-parole pour la justice climatique, Südwind

Francisco Kelvim Nobre da Silva, coordinateur national du Mouvement des personnes affectées par les barrages et membre de la Commission politique du Sommet des peuples, a rappelé l’importance des Sommets des peuples comme espaces de résistance et d’expression pour les communautés autochtones, traditionnelles et marginalisées, souvent les moins responsables du changement climatique. Ces sommets offrent une plateforme pour que ces voix soient enfin entendues.

Martin Krenn, conseiller en politique climatique au bureau de coordination de la Conférence épiscopale autrichienne, a exprimé son inquiétude quant à l’insuffisance des objectifs nationaux actuels en matière de protection du climat pour atteindre l’objectif de l’Accord de Paris. Il a appelé à la fixation d’une date limite pour l’abandon progressif des énergies fossiles, différenciée par pays, et à une amélioration des objectifs climatiques de tous les États d’ici un an. Il a également souligné la nécessité pour les pays riches, comme l’Autriche, de respecter leurs engagements financiers, notamment en atteignant l’objectif de 300 milliards de dollars par an pour le financement climatique, en consacrant des fonds publics à l’adaptation dans les pays du Sud, en mettant fin aux subventions aux combustibles fossiles et en limitant les investissements privés dans ce secteur.

Contacts des participants de la COP30 à Belém :
Stefanie Marek (à Belém du 10 au 25 novembre), porte-parole de Südwind, +43 (0) 680 1583026, [email protected]
Mrityunjoy Das (à Belém du 10 au 22 novembre), Directeur adjoint pour l’action climatique, CARE Bangladesh, +880 1711 156932, [email protected]
Francisco Kelvim Nobre da Silva, coordinateur national du Mouvement des personnes affectées par les barrages et membre de la Commission politique du Sommet des peuples, [email protected] +5569999230179

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