Home SantéFrais d’assurance maladie

Frais d’assurance maladie

by Sophie Martin

Publié le 27 décembre 2025 à 16h53. Des millions d’Américains s’inscrivant à l’assurance santé prévue par l’Affordable Care Act (ACA) ont encore la possibilité de le faire pour 2026, mais l’augmentation des primes et la possible fin de certaines aides financières suscitent des inquiétudes quant au coût réel de cette couverture.

  • L’expiration des subventions fiscales temporaires pourrait entraîner une hausse significative des primes pour de nombreux assurés.
  • Des alternatives moins coûteuses, comme les assurances à court terme, présentent des risques importants en termes de couverture.
  • Les consommateurs sont encouragés à examiner attentivement leurs options et à ne pas attendre la dernière minute pour s’inscrire.

L’avenir de l’assurance santé abordable aux États-Unis est incertain. Alors que la période d’inscription à l’ACA pour 2026 se poursuit, de nombreux Américains se demandent s’ils pourront continuer à se permettre une couverture médicale adéquate. L’expiration des subventions temporaires mises en place pour réduire le coût des primes est au cœur de cette inquiétude.

Les acheteurs d’assurance, confrontés à des primes plus élevées que prévu, se tournent vers des courtiers et les centres d’appels de l’ACA pour obtenir des conseils. « Nous entendons des personnes souffrant de problèmes de santé complexes qui ne pensent pas pouvoir survivre si elles n’ont pas accès aux soins médicaux », a déclaré Audrey Morse Gasteier, directrice exécutive du Massachusetts Health Connector, le marché de l’assurance de cet État.

Certains envisagent de renoncer à l’ACA pour trouver des options moins chères, mais cette décision doit être prise avec prudence. Les assurances à court terme, souvent moins onéreuses, offrent une couverture limitée et peuvent exclure les personnes souffrant de problèmes de santé préexistants.

La prolongation des subventions renforcées semble de plus en plus improbable. La Chambre des représentants a adopté mercredi soir un ensemble de mesures privilégiées par les conservateurs qui ne traitent pas de cette question et qui sont largement considérées comme vouées à l’échec au Sénat. Cependant, quatre républicains modérés se sont joints aux démocrates pour demander un vote – probablement en janvier – sur une prolongation de trois ans. Si cette prolongation était adoptée, les subventions pourraient être appliquées rétroactivement, selon les analyses de KFF.

La date limite pour choisir un plan de santé approche. La fin officielle des inscriptions ouvertes est fixée au 15 janvier pour une couverture débutant le 1er février. Dans la plupart des États, il est déjà trop tard pour s’inscrire pour une couverture débutant le 1er janvier.

Cinq points à considérer avant de faire votre choix :

1. Les assurances à court terme : une option à évaluer avec prudence

Certains acheteurs pourraient être tentés par les assurances à court terme, vendues en dehors des marchés officiels. Il est crucial d’être conscient de leurs limites. Ces plans, initialement conçus comme une couverture temporaire lors de transitions (changement d’emploi, études), peuvent sembler similaires aux assurances traditionnelles, avec des franchises et des réseaux de prestataires. Cependant, ils ne sont pas conformes aux exigences de l’ACA et ne sont pas disponibles sur les marchés officiels.

Ils sont souvent moins chers, mais offrent une couverture moins étendue. Ils peuvent imposer des plafonds annuels ou à vie sur les prestations et ne couvrent généralement pas les soins de maternité ni certains médicaments sur ordonnance. Les assureurs peuvent également refuser la couverture ou annuler une police rétroactivement en cas de problèmes de santé préexistants. De plus, une personne développant un problème de santé pendant la période de couverture pourrait ne pas être autorisée à renouveler son contrat.

Ces plans ne sont pas tenus de couvrir les avantages essentiels prévus par l’ACA, tels que les soins préventifs, l’hospitalisation ou les services d’urgence. Critiqués pour des pratiques commerciales parfois trompeuses, les démocrates les qualifient d’« assurances indésirables ». L’administration Trump, quant à elle, estime qu’elles peuvent convenir à certaines personnes et a cherché à les rendre plus accessibles.

« Nous le recommandons lorsque cela a du sens », a déclaré Joshua Brooker, un courtier d’assurance en Pennsylvanie. « Mais si vous envisagez une assurance à court terme, vous devez savoir ce qui n’est pas couvert. » Ronnell Nolan, président-directeur général de Health Agents of America, souligne : « Elles ne conviennent pas à tout le monde. Vous devez être en bonne santé. » Ces plans ne sont disponibles que dans 36 États, selon KFF, une organisation à but non lucratif spécialisée dans les questions de santé. Certains États, comme la Californie, les interdisent.

2. Soyez vigilant face aux couvertures incomplètes

D’autres types de couvertures santé, proposées par des courtiers ou d’autres organismes, peuvent sembler attractives. Les plans d’indemnisation, par exemple, visent à compléter une assurance maladie traditionnelle en prenant en charge les franchises ou les quotes-parts. Ces plans ne sont pas tenus de respecter les règles de couverture de l’ACA et versent généralement un montant fixe par jour d’hospitalisation ou par visite chez le médecin, souvent inférieur au coût réel des soins.

Les plans de partage confessionnel, qui mettent en commun les fonds des membres pour couvrir leurs frais médicaux, ne sont pas non plus soumis aux mêmes règles. Ils ne sont pas tenus de constituer des réserves financières suffisantes et les membres ne sont pas garantis que leurs dépenses de santé seront prises en charge, selon le Fonds du Commonwealth. Ces plans se sont développés au-delà des communautés religieuses après l’adoption de l’ACA et, comme les assurances à court terme, sont moins chers mais ne respectent pas les règles de l’ACA. Ils ne sont pas considérés comme des assurances et certains ont été accusés de fraude par les autorités.

« C’est moins cher, et cela fonctionne pour certaines personnes », reconnaît Nolan. « Mais vous devez comprendre ce que ce plan couvre. Ce serait mon dernier recours. »

3. Envisagez les plans « Bronze » ou « Catastrophique », mais soyez conscient des franchises

Pour ceux qui souhaitent conserver les plans ACA, les primes les plus basses se situent généralement dans les catégories « catastrophique » ou « bronze ». Jessica Altman, directrice exécutive de la bourse ACA de Californie, a constaté une légère augmentation des inscriptions aux plans de niveau bronze. Ils offrent des primes plus faibles, mais des franchises annuelles élevées – le montant qu’un assuré doit dépenser avant que la plupart des couvertures ne soient activées. Les franchises des plans Bronze s’élèvent en moyenne à près de 7 500 $ (environ 6 900 €) à l’échelle nationale, selon KFF.

Une autre option, accessible à un plus grand nombre de personnes depuis 2026, est l’éligibilité élargie aux régimes catastrophiques, qui étaient auparavant réservés aux personnes de moins de 30 ans. Ces régimes sont destinés à ceux qui souhaitent une assurance maladie en cas de problème de santé majeur, comme un cancer ou des blessures graves suite à un accident de voiture, et peuvent avoir des franchises aussi élevées que la limite annuelle de l’ACA sur les dépenses personnelles – 10 600 $ (environ 9 800 €) pour un individu ou 21 200 $ (environ 19 500 €) pour une famille.

Avec la perte des subventions en raison de l’expiration des crédits d’impôt, ces régimes peuvent devenir accessibles à un plus grand nombre de personnes. Cependant, ils ne sont pas disponibles dans toutes les régions. Lauren Jenkins, une courtier en Oklahoma, explique que certains de ses clients gagnant moins de 25 000 $ (environ 23 000 €) par an bénéficiaient de forfaits très peu coûteux ou gratuits grâce aux subventions améliorées. L’année prochaine, leurs coûts pourraient atteindre 100 $ (environ 92 €) ou plus par mois pour un plan de niveau « argent », supérieur au plan bronze.

Elle propose donc des plans en bronze pour réduire le coût mensuel. « Mais ils pourraient avoir une franchise de 6 000 $ (environ 5 500 €), 7 000 $ (environ 6 400 €) ou 10 000 $ (environ 9 200 €) qu’ils doivent maintenant payer », explique Jenkins. « Pour les personnes qui ne gagnent que 25 000 $ par an, cela serait préjudiciable. »

Les plans Bronze et Catastrophique peuvent être associés à des comptes d’épargne santé, qui permettent d’économiser de l’argent en franchise d’impôt pour les frais médicaux. Ils sont plus populaires auprès des ménages à revenus plus élevés.

4. Comparez les offres pour trouver la meilleure prime

Il peut être avantageux de comparer les offres. Certaines personnes peuvent trouver une prime inférieure en changeant de plan, même au sein du même assureur. Il existe différents niveaux de couverture, du bronze au « platine », où les primes varient également. Brooker souligne que dans certaines régions, les plans de niveau « or » sont moins chers que ceux de niveau « argent », ce qui peut sembler contre-intuitif.

De plus, les travailleurs indépendants ayant un seul employé pourraient être éligibles à un régime collectif plutôt qu’à une police individuelle, ce qui pourrait être moins coûteux. Tous les États ne le permettent pas, mais Nolan a un client dont la femme est son seul employé et elle vérifie s’ils peuvent bénéficier d’un régime collectif à des tarifs inférieurs.

« Cela pourrait fonctionner pour eux », dit-elle. Les tarifs ACA pour les régimes de petits groupes (moins de 50 employés) varient selon les régions et ne sont pas toujours moins chers que la couverture individuelle, selon Brooker.

« Il est difficile de généraliser sur l’endroit où les tarifs sont les plus avantageux », précise-t-il.

5. Quelques conseils supplémentaires

Les experts en assurance recommandent de ne pas attendre la dernière minute pour au moins effectuer les premières démarches. Les acheteurs peuvent accéder au site Web officiel du marché fédéral ou étatique et remplir ou mettre à jour une demande avec les informations requises (revenus, etc.) pour déterminer les options disponibles pour 2026.

Même sans intervention du Congrès, les subventions ne disparaîtront pas complètement, mais elles seront réduites et il existe un seuil de revenu maximum – un plafond pour les ménages gagnant plus de quatre fois le seuil de pauvreté, soit 62 600 $ (environ 58 000 €) pour un individu et 84 600 $ (environ 78 000 €) pour un couple en 2026.

Lors de leurs recherches, les consommateurs doivent s’assurer qu’ils accèdent à un site Web officiel de l’ACA, car il existe des sites frauduleux qui pourraient proposer des forfaits non conformes. Healthcare.gov est le site fédéral officiel. À partir de là, ils peuvent trouver les sites Web des 20 États, ainsi que du District de Columbia, qui gèrent leurs propres bourses ACA.

Les sites gouvernementaux peuvent également orienter les consommateurs vers des courtiers agréés et d’autres conseillers qui peuvent les aider dans leurs démarches. Et n’oubliez pas : il est nécessaire de payer la première prime mensuelle pour que la couverture prenne effet.

KFF Actualités Santé est une rédaction nationale qui produit un journalisme approfondi sur les questions de santé et constitue l’un des principaux programmes opérationnels de KFF, une source indépendante de recherche, de sondages et de journalisme sur les politiques de santé. Pour en savoir plus sur KFF.

You may also like

Leave a Comment