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Fromage qui réduit le risque de démence : les scientifiques expliquent

Publié le 28 décembre 2023 10:15:00. Une consommation régulière de fromage, en particulier des variétés à forte teneur en matières grasses, pourrait être associée à un risque réduit de démence, selon une étude de longue haleine menée auprès…

Fromage qui réduit le risque de démence : les scientifiques expliquent

Publié le 28 décembre 2023 10:15:00. Une consommation régulière de fromage, en particulier des variétés à forte teneur en matières grasses, pourrait être associée à un risque réduit de démence, selon une étude de longue haleine menée auprès de près de 28 000 adultes.

  • Une étude de 25 ans révèle un lien entre la consommation de fromage gras et un risque de démence inférieur de 13 %.
  • Cet effet protecteur ne semble pas s’appliquer aux fromages allégés ou à d’autres produits laitiers.
  • Les experts soulignent la nécessité de poursuivre les recherches et d’adopter une approche globale en matière de santé cérébrale.

Des scientifiques ont suivi pendant environ 25 ans 27 670 adultes. Au cours de cette période, 3 002 participants ont reçu un diagnostic de démence. L’analyse des données a mis en évidence une corrélation entre la consommation régulière de fromage contenant au moins 50 grammes de matières grasses et plus de 20 % de matière grasse et une diminution du taux de démence.

Les résultats indiquent que le taux de démence se situait autour de 10 % chez les personnes consommant régulièrement des fromages entiers tels que le brie, le gouda, le cheddar, le parmesan, le gruyère et la mozzarella. En comparaison, ce taux atteignait 13 % chez celles et ceux qui consommaient moins de 15 grammes de fromage par jour. Après ajustement pour tenir compte de facteurs tels que l’âge, le sexe, le niveau d’éducation et les habitudes alimentaires générales, les chercheurs ont estimé que la consommation de fromage entier pouvait réduire le risque de démence de 13 %.

L’étude n’a cependant pas observé d’effet protecteur similaire avec les fromages allégés, le lait, le yaourt, le kéfir ou la crème. Les conclusions concernant le beurre restent incertaines, certaines données suggérant qu’une consommation excessive pourrait même augmenter le risque de maladie d’Alzheimer.

Les chercheurs insistent sur le fait que ces résultats, bien que surprenants, ne doivent pas être interprétés comme une recommandation de consommer de grandes quantités de fromage. Ils soulignent que les mécanismes biologiques expliquant ce lien restent à élucider.

« Il est important de ne pas tirer de conclusions hâtives en se basant sur un seul aliment »,

Expert indépendant

Les experts indépendants interrogés mettent en garde contre une interprétation trop simpliste de ces données. Ils soulignent les limites de l’étude, notamment le fait que les habitudes alimentaires des participants n’ont été enregistrées qu’au début de la recherche et qu’elles ont pu évoluer au fil du temps.

Ils insistent sur l’importance d’une approche globale de la santé cérébrale, incluant une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et un mode de vie sain.

« Ce n’est pas un seul aliment qui déterminera le risque de démence, mais plutôt un ensemble d’habitudes de vie saines. »

Expert indépendant

Des études complémentaires sont donc nécessaires pour confirmer ces résultats et mieux comprendre les liens entre la consommation de fromage et la santé cognitive.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.