Publié le 8 novembre 2024 10h30. Les autorités mexicaines auraient déjoué un complot iranien visant l’ambassadeur d’Israël au Mexique, selon des informations contradictoires provenant d’Israël et des États-Unis, tandis que le gouvernement mexicain dément toute connaissance d’une telle menace.
- Israël et les États-Unis accusent l’Iran d’avoir orchestré un complot contre l’ambassadeur israélien au Mexique, Einat Kranz Neiger.
- Le Mexique contredit ces accusations, affirmant ne disposer d’aucune information concernant une attaque planifiée contre sa diplomate israélienne.
- Ce complot présumé intervient après des frappes aériennes contre l’ambassade iranienne à Damas, en Syrie, en avril 2024, qui ont coûté la vie à des membres des Gardiens de la révolution iraniens.
Selon des sources israéliennes, les autorités mexicaines ont déjoué une tentative d’attaque contre l’ambassadeur d’Israël, Einat Kranz Neiger. Le ministère israélien des Affaires étrangères a remercié les forces de sécurité et de police mexicaines pour avoir « démantelé un réseau terroriste contrôlé par l’Iran qui planifiait une attaque contre l’ambassadeur d’Israël au Mexique ». Cependant, le gouvernement mexicain a rapidement démenti ces informations.
Un responsable américain, cité par l’agence de presse AFP, a précisé qu’un officier des Gardiens de la révolution (IRGC), l’armée idéologique iranienne, aurait été à l’origine du complot alors qu’il était assistant de l’ambassadeur iranien au Venezuela. La mission iranienne auprès des Nations Unies à New York n’a pas souhaité commenter ces allégations.
Ce présumé complot survient dans un contexte de tensions croissantes entre Israël et l’Iran. En avril 2024, des frappes aériennes contre l’ambassade iranienne à Damas, en Syrie, ont tué plusieurs membres des Gardiens de la révolution. L’Iran a immédiatement accusé Israël d’être responsable de cette attaque.
Les États-Unis accusent régulièrement l’Iran de planifier des assassinats de responsables américains, passés et présents, ainsi que de citoyens israéliens, y compris sur le sol américain. Ces accusations ne sont pas nouvelles et témoignent d’une longue méfiance entre Washington et Téhéran.
