Publié le 25 octobre 2025 à 05h00. Gemma Vigaray, une patiente de La Rioja soignée pour un cancer du sein, lance un appel aux femmes : ne pas craindre le dépistage précoce, une étape qu’elle considère comme vitale dans sa propre lutte contre la maladie, grâce à la qualité des soins dans sa région.
- Gemma Vigaray souligne l’importance du dépistage précoce du cancer du sein et de ne pas avoir peur de consulter un médecin en cas de doute.
- Elle déplore les défaillances observées en Andalousie dans le suivi du dépistage et insiste sur le fait que la vie des patients ne peut être mise en jeu.
- Elle témoigne des conséquences psychologiques et physiques du cancer, tout en appelant à un meilleur accompagnement financier pour les patientes.
À l’occasion de la lecture du manifeste de soutien aux patientes atteintes du cancer du sein sur la place de la mairie de Logroño, Gemma Vigaray, 51 ans, a partagé son expérience avec l’Agence EFE. Elle a insisté sur le fait que le dépistage précoce a été déterminant dans son parcours de soins.
« Il ne faut pas avoir peur », a-t-elle déclaré, expliquant qu’elle passe actuellement une visite de contrôle après avoir subi une intervention chirurgicale. Malgré un pronostic favorable, la crainte d’une rechute reste présente. « On vit avec la condition que cela puisse se reproduire », a-t-elle confié.
Gemma Vigaray a également exprimé son indignation face aux problèmes rencontrés en Andalousie concernant le dépistage du cancer du sein, qualifiant la situation de « honteuse ». « On ne peut pas jouer ainsi avec la vie des gens », a-t-elle affirmé.
Son expérience personnelle avec le système de santé public de La Rioja a été très positive. Elle a été encouragée à se rendre à l’unité mobile de dépistage et à signaler immédiatement toute anomalie à son médecin traitant, même minime, comme ce fut le cas pour elle.
Elle a également souligné les progrès réalisés dans les traitements contre le cancer du sein, qui rendent les effets secondaires, notamment ceux de la chimiothérapie, plus supportables. Elle a insisté sur l’importance du soutien psychologique et de l’accompagnement des patientes.
La tumeur de Gemma Vigaray a été détectée grâce à la vigilance de son médecin de premier recours, à qui elle avait signalé une petite boule dans la poitrine lors d’un appel téléphonique concernant un autre traitement médical. Le système de santé de La Rioja s’est alors mobilisé rapidement, avec la réalisation d’examens complémentaires, dont une IRM, qui a confirmé la nature maligne de la masse.
« J’ai vécu une période terrible parce que je ne m’attendais pas à ce que ce soit malin », a-t-elle expliqué. « Dieu merci, les spécialistes m’ont dit que j’avais un bon pronostic, mais j’ai dû subir certains traitements qui ont eu de nombreuses conséquences physiques », notamment en raison d’un médicament qu’elle doit prendre pendant plusieurs années.
Gemma Vigaray, patiente atteinte d’un cancer du sein
Au-delà des aspects médicaux, Gemma Vigaray a évoqué les conséquences psychologiques du cancer, qui affectent la qualité de vie. Elle a plaidé pour un meilleur soutien financier des pouvoirs publics, notamment en matière de reconnaissance de la dépendance, considérant que le cancer du sein n’est pas une maladie banale.
Elle a raconté avoir travaillé dans l’hôtellerie et avoir rencontré des difficultés à retrouver un emploi après ses traitements, malgré la pénurie de main-d’œuvre dans ce secteur.
Le soutien de sa famille, de ses amis et de l’Association espagnole contre le cancer a été essentiel pour elle. Sa participation à des ateliers de théâtre organisés par l’association pendant sa radiothérapie lui a permis de retrouver un peu de joie de vivre.
Elle a salué le professionnalisme de l’association et son aide précieuse, tout en réitérant son appel à un soutien public accru pour les patientes atteintes de cancer du sein, une maladie aux conséquences profondes et durables sur la qualité de vie.