À Portland, dans l’Oregon, les manifestations contre les expulsions de migrants et les interventions policières prennent une tournure inattendue : les contestataires défilent désormais déguisés en animaux, transformant les affrontements en scènes de carnaval.
La capitale de l’État de l’Oregon est devenue l’un des principaux lieux de confrontation entre les forces de l’ordre fédérales, déployées sous l’administration de Donald Trump, et les opposants à la politique migratoire américaine. Face à la répression policière, les manifestants ont adopté une stratégie originale pour exprimer leur désaccord et se protéger. Grenouilles, poulets, licornes… de plus en plus de participants arborent des costumes colorés et fantaisistes lors des rassemblements.
Cette approche, loin d’être purement ludique, répond à un double objectif. D’une part, les déguisements offrent une forme de protection, rendant plus difficile l’identification des manifestants par les forces de l’ordre. Mais surtout, ils constituent un moyen de créer un contre-discours, de déstabiliser l’image de violence associée aux protestations et de détourner l’attention de la répression. « Il s’agit de reprendre le récit et de montrer que la résistance peut aussi être joyeuse et créative », explique un participant, dont le nom n’a pas été divulgué.
Cette transformation des manifestations en événements plus colorés et humoristiques témoigne de la volonté des contestataires de maintenir la pression tout en adoptant des tactiques alternatives pour contourner la force et la froideur des forces de l’ordre. À ce stade, il est difficile de prédire si cette stratégie aura un impact significatif sur la politique migratoire, mais elle a déjà attiré l’attention des médias et suscité un débat sur les formes de protestation.
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