La Guinée a présenté une stratégie nationale et son plan d’action le vendredi 23 octobre 2026 pour assurer le suivi de ses engagements internationaux en matière de droits humains. Portée par le ministère de la Justice, cette initiative vise à concrétiser les 246 recommandations acceptées lors de l’Examen périodique universel d’avril 2025.
Les autorités guinéennes entendent transformer les engagements internationaux en progrès tangibles.
Le gouvernement dévoile sa stratégie
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Plusieurs personnalités du gouvernement ont assisté à l’événement, parmi lesquelles Ibrahima Sory II Tounkara, Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. Selon les informations officielles, les ministres en charge du Plan et de la Coopération internationale ainsi que de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire étaient également présents. Le Premier ministre Amadou Oury Bah était représenté par le ministre, directeur de Cabinet de la Primature, le docteur Daouda Kamissoko.
L’événement a également rassemblé des diplomates, des représentants des Nations unies, de l’Union européenne, de la société civile et des organisations internationales. L’Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH) apporte son soutien technique à ce projet.
Ce projet est piloté par le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme par le biais de la Direction nationale des droits de l’Homme.
Le défi des recommandations
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Lors de son quatrième Examen périodique universel, le 29 avril 2025, la Guinée a accepté 246 recommandations sur les 257 qui lui avaient été adressées. Le représentant pays du HCDH, Omer Kebiwou Kalameu, a rappelé ce chiffre. Il a salué la démarche.
Omer Kebiwou Kalameu a souligné la nécessité de traduire les engagements internationaux en progrès concrets et mesurables au bénéfice des populations.
Le plan d’action national traduit les orientations stratégiques en activités prioritaires dotées d’indicateurs précis et de délais stricts. Il cible en particulier l’accès à une justice indépendante, l’égalité, la non-discrimination, la modernisation du système judiciaire, ainsi que l’amélioration des conditions de détention.
Les cinq engagements officiels
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Au nom du Premier ministre, le docteur Daouda Kamissoko a réaffirmé la responsabilité de l’État et présenté cinq engagements majeurs pour garantir l’efficacité du dispositif :
- Le pilotage de la stratégie sous la coordination de la Primature, qui disposera d’un tableau de bord de gestion stratégique.
- La conduite des réformes législatives et réglementaires nécessaires.
- L’intégration des actions prioritaires dans les lois de finances.
- L’harmonisation de la mise en œuvre avec les programmes nationaux de développement.
- La présentation régulière de rapports sur les progrès accomplis devant le Conseil de Ministres.
Pour financer ces chantiers, le ministre Ibrahima Sory II Tounkara a lancé un appel direct aux partenaires techniques et financiers. Il sollicite les agences onusiennes, l’Union européenne, le secteur privé et les fondations afin d’obtenir un soutien coordonné pour opérationnaliser la stratégie.
Le pays comptait 257 recommandations adressées lors de son quatrième Examen périodique universel.