Environ 300 personnes ont défilé ce samedi 24 octobre 2026 à Bruxelles lors d’une manifestation non autorisée contre le gouvernement fédéral, la vie chère et les violences policières, donnant lieu à des tensions et des interventions des forces de l’ordre à Saint-Gilles.
Environ 300 manifestants se sont rassemblés vers midi au Mont des Arts, à l’appel de plusieurs organisations dont le Front des Mères, École en Lutte, Jeunesse organisée et combative (JOC) et Outils solidaires contre les violences policières (OSVP), selon les chiffres de l’organisme régional safe.brussels. La capitale belge s’est réveillée sous haute tension ce samedi 24 octobre. Le mouvement s’est ensuite mis en marche en cortège vers les Marolles et la gare du Midi.
La police fait usage de gaz lacrymogènes à Saint-Gilles
L’ambiance a changé lorsque le cortège a pris la direction de Saint-Gilles pour tenter d’approcher le siège du MR, situé avenue de la Toison d’Or sur la Petite ceinture. Bloqués par un cordon policier soutenu par une autopompe à hauteur du square Jacques Franck, les protestataires ont tenté de briser les lignes des forces de l’ordre, qui ont riposté à coups de gaz lacrymogènes.

J’habite le quartier depuis une quinzaine d’années et je n’avais jamais vu un dispositif de cette ampleur
, affirme Julie, gérante d’une boutique rue Neuve. Face à la crainte de débordements similaires à ceux du week-end précédent du 17 octobre — où des casseurs avaient provoqué d’importants dégâts et entraîné quelque 150 arrestations —, de nombreux commerces de la rue Neuve, de l’avenue Louise et de l’avenue de la Toison d’Or ont préféré fermer leurs portes et barricader leurs vitrines.
Le gouvernement Arizona visé par les protestataires
Celia Ponce, prenant la parole devant la foule, a déploré que peu de jeunes aient fait le déplacement par crainte des contrôles policiers, tout en annonçant la volonté de coordonner la contestation à venir. Sur le fond, les manifestants ont axé leurs critiques sur la politique du gouvernement fédéral en place, qu’ils qualifient de gouvernement Arizona, ainsi que sur les réformes de l’enseignement menées par la ministre Valérie Glatigny et les restrictions du pouvoir d’achat.
On espère avoir un préavis de grève pour le 17 novembre qui serait un préavis général pour que tous les secteurs s’unissent pour soutenir l’enseignement.
Celia Ponce, via RTL Info
Des appels anonymes relayés sur TikTok et Instagram
La mobilisation de ce samedi fait suite à la diffusion d’appels anonymes relayés sur les plateformes TikTok et Instagram, utilisant notamment des affiches et des contenus générés par intelligence artificielle. Cette recrudescence d’appels a ravivé un débat politique sur l’encadrement des réseaux sociaux lors de troubles urbains.
Interrogée dans la presse régionale, la ministre Vanessa Matz a reconnu que les plateformes avaient diffusé et amplifié des contenus violents, tout en mettant en garde contre une coupure pure et simple de l’accès qui pénaliserait l’ensemble de la population et nuirait aux usages légitimes de communication et d’alerte, ce qui illustre la difficulté de concilier maintien de l’ordre et libertés fondamentales au sein de l’Union européenne.