Home SantéHealthcare Asia Daily News – La principale source d’actualités et d’informations en Asie sur la santé et l’industrie médicale, la technologie médicale, les activités de santé et la R&D, les événements liés à la santé. En ligne depuis 2010

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by Sophie Martin

Les médecins malaisiens expriment des réserves quant à la possible autorisation de kits d’autotest pour la grippe, craignant que ces tests ne puissent remplacer une évaluation médicale complète et précise. Cette opposition intervient après une proposition de la Société malaisienne des pharmaciens (MPS) visant à faciliter la détection rapide de la grippe, notamment en s’appuyant sur l’expérience de l’autotest acquise pendant la pandémie de Covid-19.

Selon le Dr Leong Yuet Mae, médecin généraliste, seul un professionnel de santé est capable d’établir un diagnostic fiable de la grippe. « Le diagnostic nécessite une évaluation clinique approfondie, et pas seulement un résultat de bandelette de test », a-t-elle souligné.

Le Dr Eugene Chooi, président de l’Association des médecins privés de Selangor et de Kuala Lumpur, partage cet avis. Il met en garde contre la possibilité que la grippe soit confondue avec d’autres infections respiratoires. « Un test de grippe positif ne permet pas d’exclure d’autres pathologies, telles que la bronchite, la pneumonie ou des maladies virales émergentes, qui peuvent présenter des symptômes similaires », a-t-il précisé.

Les médecins généralistes insistent sur le fait que leurs cabinets offrent déjà un accès à des soins appropriés, sûrs et fondés sur des preuves pour la grippe, sous la supervision d’un professionnel de santé. Ils s’inquiètent également du risque d’abus des kits d’autotest, rappelant les problèmes rencontrés pendant la pandémie de Covid-19, où certains individus utilisaient de faux positifs pour justifier des arrêts de travail.

« Il y avait des personnes qui prétendaient être positives pour éviter d’aller travailler ou pour obtenir un certificat médical. Qui vérifiera ces résultats ? », s’est interrogé le Dr Shanmuganathan TV Ganeson, président de la Fédération des associations de médecins privés de Malaisie. Il souligne l’importance de garantir la fiabilité des kits et de mettre en place des contrôles pour éviter les abus.

Cependant, la proposition de la MPS trouve un certain écho. Amrahi Buang, président de la MPS, estime que l’introduction de kits d’autotest serait opportune, compte tenu de l’expérience positive des Malaisiens avec l’autotest pendant la pandémie de Covid-19. Azrul Khalib, PDG du Centre Galen pour la santé et la politique sociale, soutient également cette idée, arguant que ces kits pourraient alléger la pression sur les cliniques et les hôpitaux en permettant aux individus de connaître leur statut et de décider s’ils doivent consulter un médecin.

« Donner aux gens les moyens de connaître leur propre statut leur permet de décider s’ils souhaitent ou non consulter un médecin. Ils peuvent décider de s’auto-médicamenter en utilisant des médicaments en vente libre ou de demander conseil à un pharmacien », a-t-il déclaré.

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