Une enquête révèle que du diéthylène glycol, un produit chimique toxique utilisé notamment dans les liquides de frein, a contaminé un sirop contre la toux destiné aux enfants, entraînant la mort d’au moins 23 jeunes patients dans l’État du Madhya Pradesh. Les autorités indiennes traquent désormais l’origine de ce contaminant et cartographient la chaîne de distribution du médicament.
Selon les conclusions préliminaires de l’équipe d’enquête spéciale (SIT) chargée de l’affaire, la source de la contamination serait l’entreprise pharmaceutique Sresan Pharmaceuticals, basée dans le Tamil Nadu et dirigée par Ranganathan Govindan. Cette entreprise aurait délibérément acquis du diéthylène glycol de qualité industrielle, un produit interdit pour la fabrication de médicaments, pour la production du sirop Coldrif.
L’enquête se concentre actuellement sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, depuis l’achat des matières premières jusqu’à la distribution du sirop, afin de déterminer depuis combien de temps le produit chimique était utilisé et d’identifier d’éventuels complices. Les autorités cherchent à établir les responsabilités à chaque étape du processus, impliquant les fournisseurs, les intermédiaires et les contrôleurs de la production.
Initialement, Ranganathan Govindan a affirmé ne pas être au courant de l’utilisation de ce produit chimique, déclarant que la production avait été déléguée. « Je n’étais pas au courant de l’utilisation de ce produit », a-t-il déclaré.
Cette tragédie relance les appels à un renforcement de la surveillance pharmaceutique et à une meilleure traçabilité des matières premières utilisées dans la fabrication des médicaments. Des incidents similaires se sont déjà produits par le passé, soulignant l’urgence de réformer les protocoles de fabrication et de garantir la sécurité des médicaments disponibles sur le marché.
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