Les prix du pétrole ont progressé hier, portés par les tensions géopolitiques et la crainte de nouvelles sanctions commerciales. L’incertitude grandit autour des importations de pétrole russe, notamment pour l’Inde, tandis que le marché du cuivre subit une forte pression après l’annonce de tarifs américains.
La menace de sanctions secondaires contre l’Inde pour ses achats de pétrole russe a alimenté les inquiétudes. Le président Trump a averti que New Delhi pourrait être pénalisée, en plus des droits de douane de 25 % déjà prévus à partir du 1er août, si aucun accord commercial n’est conclu d’ici vendredi. L’ampleur exacte de ces pénalités reste incertaine, mais cette perspective crée une forte volatilité sur le marché.
Cette situation pourrait contraindre les raffineries indiennes à diversifier leurs sources d’approvisionnement, potentiellement en se tournant vers le Moyen-Orient. La différence de prix entre le Brent et le pétrole de Dubaï s’est déjà creusée, signe que les acheteurs anticipent un changement dans les flux commerciaux.
Par ailleurs, les données de l’Energy Information Administration (EIA) ont révélé une augmentation des stocks de pétrole brut aux États-Unis, avec une hausse de 7,7 millions de barils la semaine dernière. Cette augmentation est due à une baisse des exportations, qui ont atteint leur plus bas niveau depuis août 2023. Les stocks d’essence ont diminué de 2,72 millions de barils, tandis que les stocks de distillats ont augmenté de 3,64 millions de barils, ce qui devrait atténuer les craintes de pénurie de carburant.
Concernant les métaux, les prix du cuivre sur le Comex ont chuté de près de 19 % après la publication des détails des tarifs américains. Ces derniers s’appliqueront uniquement aux produits en cuivre semi-finis, à l’exclusion des importations raffinées et concentrées. Avant cette annonce, les prix du cuivre aux États-Unis étaient supérieurs de 28 % à ceux du London Metal Exchange (LME). L’écart entre les deux marchés devrait se réduire, mais le risque de tarifs supplémentaires sur le cuivre raffiné demeure, avec une recommandation d’un tarif progressif de 15 % en 2027 et 30 % en 2028.
Enfin, la production de sucre en Inde a diminué de 18 % sur un an, entre le 1er octobre 2025 et le 30 juillet 2025, atteignant 25,8 millions de tonnes (Mt). Cette baisse est principalement due à une augmentation de la quantité de sucre détournée vers la production d’éthanol, permettant à l’Inde d’atteindre un taux de mélange d’éthanol dans l’essence de 20 % en 2025, soit cinq ans avant l’objectif initial de 2030. Les prévisions de production de sucre brut pour la saison 2025/26 restent inchangées à 35 Mt, grâce à des conditions météorologiques favorables et une superficie de canne à sucre plus importante.
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