Les tarifs d’Hydro-Québec augmentent selon un rythme artificiel de 3 % dicté par des choix politiques, alors que la trajectoire réelle exige une hausse annuelle de 5 à 10 %.
Une hausse des coûts maintenue artificiellement à 3 %
L’analyste en régulation économique de l’énergie au regroupement des organismes environnementaux en énergie a mis en garde les consommateurs lors d’une entrevue avec Mario Dumont sur LCN rapportée par Tvanouvelles. Jean-Pierre Finet, analyste en régulation économique de l’énergie au regroupement des organismes environnementaux en énergie, a averti que les gens devraient s’attendre à payer beaucoup plus cher.
L’expert affirme que les augmentations tarifaires devaient se situer entre 5 et 10 % par année au minimum, d’après le plan d’action 2035 d’Hydro-Québec. Le gouvernement précédent aurait fait semblant qu’une hausse limitée à 3 % était possible dans le cadre d’une stratégie politique selon les informations diffusées par Tvanouvelles.
Le plus grand pollueur du Québec selon l'analyste
Hydro-Québec serait devenue « le plus grand pollueur du Québec », devançant la cimenterie McInnis, selon l’analyse de M. Finet. La production de l’électricité distribuée au Québec par la société d’État a généré près de 1,5 million de tonnes de CO2 en 2025 d’après le média.
Cette situation s’explique par l’importation massive d’électricité produite au gaz polluant pour honorer les contrats d’exportation. La société d’État s’est engagée à exporter 20 térawattheures par année qu’elle ne possède pas, ce qui la force à importer de l’énergie jugée « sale » précise Tvanouvelles. Les bassins d’Hydro-Québec se trouvent actuellement à leur plus bas niveau depuis 2014, une baisse causée par ces engagements d’exportation supérieurs à la production interne selon les détails publiés mardi.