Un jeune homme de Floride risque la peine capitale après avoir été reconnu coupable du meurtre de sa petite amie enceinte, un acte motivé par son refus d’interrompre sa grossesse. L’affaire, qui s’est déroulée dans le comté de Seminole, a révélé des échanges troublants entre les deux jeunes gens.
Donovan L. Faison, 23 ans, a été déclaré coupable le 27 octobre de meurtre au premier degré avec arme à feu, d’homicide involontaire d’un enfant à naître et de vol de véhicule. Les preuves présentées par l’accusation ont notamment mis en lumière des SMS compromettants qui ont permis d’établir le mobile du crime.
Kaylin Fiengo, 18 ans, avait annoncé à Faison sa grossesse en lui envoyant une photo de deux tests de grossesse positifs. La réaction de Faison a été immédiate et violente, lui adressant un message laconique : « Avortement!!! ». À l’époque, l’accusé entretenait une relation avec une autre femme qui soupçonnait déjà Faison d’infidélité.
Selon les documents judiciaires, Faison avait également écrit dans un autre message : « Pour la tombe de mon frère, je vais la sortir de ma vie ». Le meurtre a été commis dans la nuit du 11 novembre 2022. Faison avait persuadé Kaylin de le rejoindre au Coastline Park à Sanford.
Une fois sur place, il lui a tiré une balle en pleine tête alors qu’elle était assise dans sa voiture. Il l’a laissée mourante avant de prendre la fuite. Les enquêteurs ont retrouvé une douille d’arme à feu sur les lieux, ainsi qu’une échographie à proximité du corps de la victime.
Quelques heures avant sa mort, Kaylin Fiengo avait confié à une amie qu’elle allait retrouver Faison à l’endroit où elle a finalement été assassinée.
« C’était une exécution », a déclaré le procureur Stewart Stone lors du procès, insistant sur le caractère « froid, calculé et prémédité » du meurtre. Il a souligné que le jury devait prendre en compte la préméditation et le fait que Faison avait mis fin à la vie d’un enfant non né en tuant sa mère.
Le procureur adjoint Domenick Leo a affirmé que les téléphones portables sont une extension de notre esprit et de notre corps, et que les messages de Faison constituaient une preuve irréfutable de sa culpabilité. « Il a dit qu’il allait le faire, et ensuite il l’a fait. La police a arrêté le bon coupable », a-t-il déclaré.
Tatiana Fiengo, la tante de la victime, a exprimé sa douleur après le verdict : « Elle était très courageuse et amusante. Elle manque à tout le monde. Notre famille n’est plus la même sans elle », a-t-elle confié aux médias locaux.
La sentence définitive de Donovan Faison, qui pourrait être la peine de mort ou la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle, sera prononcée le 5 décembre par la juge Donna Goerner.
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