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Il n’existe peut-être pas de solution de sortie sûre pour certains médicaments prenant des médicaments GLP-1, suggère une étude

Publié le 26 octobre 2024 10h30. Une étude récente révèle qu'une proportion importante de patients reprennent du poids après l'arrêt du tirzépatide, un médicament contre l'obésité, et que cette reprise de poids peut annuler les bénéfices cardiovasculaires et…

Il n’existe peut-être pas de solution de sortie sûre pour certains médicaments prenant des médicaments GLP-1, suggère une étude

Publié le 26 octobre 2024 10h30. Une étude récente révèle qu’une proportion importante de patients reprennent du poids après l’arrêt du tirzépatide, un médicament contre l’obésité, et que cette reprise de poids peut annuler les bénéfices cardiovasculaires et métaboliques initiaux. Ces résultats soulignent la nécessité d’envisager ces traitements comme des thérapies à long terme.

  • Plus de 80 % des participants à l’étude ont repris au moins 25 % du poids perdu après avoir arrêté le tirzépatide.
  • La reprise de poids est corrélée à une inversion des améliorations de la santé cardiovasculaire et métabolique.
  • Les chercheurs insistent sur le manque de données concernant les stratégies de sevrage progressif et la nécessité d’une approche prudente avec les patients.

Une étude menée sur 308 personnes ayant bénéficié du tirzépatide a mis en évidence un phénomène préoccupant : la reprise de poids après l’arrêt du traitement. Selon les résultats, 254 participants (soit 82 %) ont repris au moins 25 % du poids qu’ils avaient perdu au cours des 88 semaines d’utilisation du médicament. Un pourcentage encore plus élevé, 177 participants (57 %), a repris au moins 50 % de son poids initial, tandis que 74 (24 %) ont même récupéré au moins 75 % des kilos perdus.

Plus inquiétant encore, l’étude révèle que cette reprise de poids s’accompagne d’une diminution des bénéfices pour la santé. En général, plus la reprise de poids est importante, plus les améliorations observées au niveau cardiovasculaire et métabolique tendent à s’estomper. Seuls 54 participants (17,5 %) n’ont pas connu de reprise de poids significative (moins de 25 %). Bien que certains paramètres de santé se soient détériorés chez ces individus, comme une légère augmentation de la tension artérielle, le taux de cholestérol n’a pas été significativement affecté dans l’ensemble.

De manière surprenante, une petite proportion de participants, environ une douzaine (4 % des 308), a continué à perdre du poids même après l’arrêt du médicament. Les chercheurs n’ont pour l’instant pas réussi à identifier les facteurs qui expliquent cette différence, soulignant l’absence de « différences apparentes » dans les caractéristiques démographiques ou cliniques de ce groupe. Cette observation suggère qu’une étude plus approfondie est nécessaire pour comprendre les mécanismes en jeu.

Les chercheurs, Oczypok et Anderson, soulignent que l’étude a porté sur un arrêt brutal du traitement. Ils notent que de nombreux patients pourraient préférer un sevrage progressif, en réduisant les doses au fil du temps. Cependant, les données concernant cette approche et les protocoles à suivre sont actuellement limités. De plus, un sevrage progressif pourrait ne pas être envisageable pour les patients qui perdent soudainement l’accès au médicament ou à leur couverture d’assurance.

En complément, les experts suggèrent que d’autres stratégies de sevrage pourraient inclure une augmentation de l’activité physique ou une restriction calorique en anticipation de l’arrêt du traitement. Ils insistent également sur la nécessité de mieux comprendre les effets des fluctuations de poids sur la composition corporelle, car certaines études ont montré que le poids repris après une perte intentionnelle peut être plus riche en masse grasse, ce qui pourrait être préjudiciable à la santé.

Face à ces résultats, Oczypok et Anderson recommandent aux médecins de faire preuve de prudence lorsqu’ils discutent de ces médicaments avec leurs patients et de les informer des implications à long terme.

« Ces résultats s’ajoutent à l’ensemble des preuves selon lesquelles les cliniciens et les patients devraient envisager de commencer [les médicaments anti-obésité] comme thérapies à long terme, tout comme ils le feraient pour d’autres maladies chroniques. »

Oczypok et Anderson

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.