Publié le 2025-11-25 05:02:00. La période des promotions de fin d’année, du Black Friday aux fêtes de Noël, est un terrain fertile pour les cybercriminels qui multiplient les attaques pour profiter de l’affluence et de la précipitation des consommateurs.
- L’Amérique latine est la deuxième région la plus touchée par les cyberattaques saisonnières, après l’Amérique du Nord.
- Le secteur du commerce de détail est particulièrement vulnérable, une violation de données coûtant en moyenne 3,48 millions de dollars (environ 3,2 millions d’euros).
- Les attaques les plus courantes consistent à cloner des promotions, à simuler des alertes techniques et à exploiter la manipulation psychologique.
Alors que le Black Friday approche, les experts en sécurité informatique tirent la sonnette d’alarme. La période de forte affluence, combinée à la pression d’acheter rapidement, crée un environnement idéal pour les cybercriminels. L’entreprise spécialisée KnowBe4 révèle une recrudescence des attaques visant à voler des informations personnelles et bancaires.
Selon KnowBe4, les cybercriminels déploient des stratégies sophistiquées, allant de la réplication de promotions alléchantes à la création de fausses pages web imitant à la perfection les sites de commerce électronique et les plateformes bancaires. Ils exploitent également la saturation des boîtes de réception et la précipitation des acheteurs pour diffuser des e-mails frauduleux se faisant passer pour des notifications d’expédition ou des alertes de sécurité.
L’Amérique latine est particulièrement exposée à ces menaces. Un rapport spécial de KnowBe4 indique que la région concentre 32 % des tentatives de cyberattaques saisonnières dans le monde, se positionnant comme la deuxième cible la plus visée après l’Amérique du Nord. KnowBe4 souligne que le secteur du commerce de détail est en première ligne, avec un coût moyen de 3,48 millions de dollars par violation de données.
Plusieurs facteurs aggravent les risques pendant le Black Friday. La présence d’employés temporaires souvent peu formés, les équipes informatiques surchargées, la multiplication des canaux de vente et la tendance des utilisateurs à partager leurs données personnelles et bancaires en ligne créent un cocktail explosif. Les cybercriminels profitent de ces failles pour mener à bien leurs attaques.
KnowBe4 a identifié plusieurs schémas d’attaques courants :
- Promotions irrésistibles menant à des sites clonés : les victimes sont redirigées vers des copies frauduleuses de sites web où leurs données sont volées et revendues sur des forums malveillants. Le prix d’une carte bancaire volée sur le dark web a augmenté de 444 %, témoignant de l’intérêt croissant pour ces données.
- Alertes techniques frauduleuses : les attaquants se font passer pour des services informatiques pour inciter les utilisateurs à cliquer sur des liens malveillants ou à divulguer leurs identifiants.
- Offres alléchantes exploitant l’urgence : les cybercriminels utilisent un langage professionnel et créent un sentiment d’urgence pour pousser les utilisateurs à agir sans réfléchir.
- Manipulation psychologique : les attaquants se servent de techniques de manipulation, comme des e-mails signés par des collègues ou des messages faisant état d’urgences professionnelles, pour tromper même les employés les plus expérimentés. Le manque de talents qualifiés rend les entreprises plus vulnérables.
Les experts recommandent aux consommateurs de rester vigilants, de vérifier l’authenticité des offres et de ne pas cliquer sur des liens suspects. Les entreprises, quant à elles, doivent renforcer la sécurité de leurs systèmes et former leurs employés aux risques liés aux cyberattaques.
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