Publié le 24 septembre 2025. La province de Buenos Aires déplore son premier décès lié au hantavirus cette année, un homme de 33 ans originaire de la Sierra de los Padres. Cet événement intervient alors que l’Argentine est confrontée à une recrudescence inquiétante de cette maladie virale.
- Un homme de 33 ans, résidant dans la Sierra de los Padres, est décédé des suites du hantavirus à l’Hôpital général interzonal de soins aigus (HIGA) de Mar del Plata.
- L’Argentine enregistre actuellement une année particulièrement grave pour le hantavirus, avec 72 cas confirmés et 22 décès en 2025.
- Les autorités sanitaires renforcent les mesures de prévention, notamment dans les zones rurales et périurbaines, en recommandant une hygiène rigoureuse et la lutte contre les rongeurs.
Le décès de cet homme, qui pratiquait la chasse et la taxidermie dans les zones rurales de la Sierra de los Padres, a déclenché une alerte sanitaire locale. Les premiers symptômes, compatibles avec le hantavirus, l’ont conduit à l’hôpital où il a succombé à la maladie. Les équipes épidémiologiques de la région sanitaire VIII ont immédiatement mis en œuvre le protocole sanitaire, identifiant et contactant les personnes ayant été en contact étroit avec la victime. Des prélèvements ont été envoyés à l’Institut Malbrán, confirmant le diagnostic.
Les services de zoonose ont rapidement informé la famille du défunt des mesures de prévention à adopter. Une équipe spécialisée s’est rendue au domicile de la victime, situé en zone urbaine de la Sierra de los Padres, pour procéder à une désinfection et une dératisation complètes de la propriété. La délégation locale a également alerté les habitants des propriétés voisines, leur rappelant l’importance de maintenir l’herbe courte et de désherber pour limiter la présence de rongeurs.
Cette tragédie s’inscrit dans un contexte national préoccupant. Selon le dernier bulletin épidémiologique, l’Argentine a enregistré 72 cas confirmés et 22 décès dus au hantavirus en 2025. Ce bilan est le plus lourd depuis 2019, avec un taux de mortalité de 29,2%, soit le double de la moyenne des quatre dernières années. La région Centre est particulièrement touchée, concentrant 64% des cas, avec des provinces comme Santa Fe (13 diagnostics) et Buenos Aires en situation épidémique. Le nord-ouest du pays, notamment Salta et Jujuy, enregistre également une incidence significative (21% des infections).
Bien que moins fréquentes, les infections en Patagonie restent préoccupantes en raison de l’agressivité de la souche locale. Le ministère de la Santé met en garde contre une possible sous-déclaration des cas bénins et des retards dans les consultations médicales, le hantavirus étant souvent initialement confondu avec la grippe ou la dengue, ce qui retarde la mise en place d’un traitement approprié.
Le hantavirus est une maladie virale aiguë grave causée par le hantavirus, transmise par les souris sauvages, notamment les souris « à longue queue », via leur salive, leur urine et leurs excréments. L’infection se produit principalement par inhalation d’air contaminé dans des lieux clos ou mal entretenus, mais peut également se transmettre par contact direct avec des rongeurs vivants ou morts, ou par morsure. Des cas de transmission interhumaine, bien que rares, ont également été signalés.
Les premiers symptômes – fièvre, douleurs musculaires, frissons et nausées – peuvent évoquer la grippe. Cependant, la maladie peut rapidement évoluer vers le syndrome cardiopulmonaire à hantavirus, caractérisé par une détresse respiratoire et une insuffisance cardiaque. La détection précoce est donc cruciale pour la survie des patients. Il n’existe pas de traitement spécifique, mais une prise en charge rapide peut améliorer les chances de guérison.
Les autorités sanitaires insistent sur l’importance de la prévention : aérer régulièrement les locaux, désinfecter les sols à l’eau de Javel et maintenir l’herbe courte autour des habitations pour limiter la prolifération des rongeurs. Pour plus d’informations sur le hantavirus et les mesures de prévention, vous pouvez consulter le site web du ministère de la Santé argentin.
Pour aller plus loin
