Publié le 2024-02-29 14:35:00. La marine mexicaine se distingue désormais par une expertise chirurgicale de pointe dans le traitement de la maladie de Parkinson, offrant une nouvelle lueur d’espoir aux patients et plaçant le pays à l’avant-garde de l’innovation neurologique.
- Le Centre médical naval a perfectionné une intervention neurologique complexe pour atténuer les symptômes de la maladie de Parkinson au cours des deux dernières décennies.
- L’implantation de stimulateurs cérébraux profonds, réalisée avec une précision millimétrique et une technologie de pointe, permet d’améliorer significativement la qualité de vie des patients.
- L’opération, menée par une équipe multidisciplinaire de plus de 12 spécialistes, représente une avancée majeure pour la neurochirurgie dans les institutions militaires mexicaines.
Au-delà de sa mission traditionnelle de défense des côtes et de sécurité maritime, la marine mexicaine s’affirme comme un acteur majeur dans le domaine de la santé et de l’innovation médicale. Depuis vingt ans, le Centre médical naval s’est spécialisé dans une intervention chirurgicale particulièrement délicate : l’implantation de stimulateurs cérébraux profonds pour lutter contre les effets de la maladie de Parkinson.
Le lieutenant Erik Ramiro Guerrero, chirurgien neurologue au Service de santé naval, explique que si le principe de la stimulation cérébrale profonde n’est pas nouveau, les progrès technologiques ont révolutionné la pratique.
« Cette chirurgie est pratiquée depuis de nombreuses années, mais la différence actuelle réside dans la technologie. Aujourd’hui, nous disposons d’équipements de pointe qui permettent une plus grande précision et de meilleurs résultats pour les patients. »
Cette intervention, reconnue pour sa complexité, consiste à implanter des électrodes dans les noyaux sous-thalamiques, une zone profonde du cerveau impliquée dans le contrôle des mouvements. L’opération, qui peut durer entre 10 et 12 heures, est divisée en plusieurs étapes minutieuses. Le lieutenant de Fragata Yosselin Guadalupe de la Paz Ponce, neurochirurgien, détaille le processus : « Nous plaçons d’abord le système de stéréotaxie, puis nous effectuons des études d’imagerie – tomodensitométrie ou imagerie par résonance magnétique – que nous fusionnons avec des données préexistantes. Cette fusion nous fournit les coordonnées exactes pour le placement des électrodes. Enfin, nous installons la batterie ou le générateur d’impulsions qui régulera l’activité électrique du cerveau. »
Cette avancée médicale ne se limite pas à une prouesse technique. Elle marque un tournant dans l’histoire de la neurochirurgie au sein des institutions militaires mexicaines. Chaque opération est le fruit d’un travail d’équipe impliquant plus de 12 spécialistes : neurochirurgiens, neurologues, anesthésistes, personnel soignant et techniciens, tous coordonnés pour assurer le succès de l’intervention.
La sélection des patients est une étape cruciale. Le lieutenant Guerrero précise :
« Lorsque la lévodopa cesse d’agir, ou lorsque le patient ne peut plus la tolérer, nous évaluons si sa détérioration correspond à une progression de la maladie. Si la réponse au traitement n’est plus adéquate, alors il est considéré comme un candidat à la chirurgie. »
Les résultats sont visibles dès la salle d’opération, selon le neurochirurgien De la Paz Ponce :
« Nous effectuons des tests cliniques avant et pendant l’intervention. Dès ce moment, une amélioration des tremblements et de la rigidité est observée. Même dans la première semaine suivant l’opération, le patient présente déjà des changements significatifs. »
Ces progrès, bien que discrets, témoignent de l’évolution de la marine mexicaine, une institution qui s’engage non seulement à protéger les mers du pays, mais aussi à soutenir la science, la technologie et la santé, contribuant ainsi à améliorer la qualité de vie des Mexicains. La marine mexicaine continue d’avancer, en silence, transformant des vies avec précision et discipline, non seulement sur les mers, mais aussi dans les salles d’opération.
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