Publié le 8 octobre 2025 à 02h49. Le président vénézuélien Nicolás Maduro affirme que les auteurs d’un projet d’attaque contre l’ambassade des États-Unis à Caracas ont été identifiés et se trouveraient sur le sol américain, une accusation qui intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les deux pays.
- Nicolás Maduro assure que son administration possède les noms, prénoms et localisation des responsables de ce projet d’attaque.
- Ces informations auraient été transmises aux autorités américaines par le négociateur en chef vénézuélien, Jorge Rodríguez.
- Le Venezuela dénonce une tentative de déstabilisation et affirme vouloir protéger l’ambassade américaine à Caracas.
Lors d’une rencontre avec des ambassadeurs de pays alliés, notamment la Russie et la Chine, diffusée par la chaîne nationale Venezolana de Televisión (VTV), le président Maduro a déclaré :
« Les terroristes qui ont préparé l’attaque frustrée et ratée contre leur ambassade, qui devait avoir lieu entre dimanche soir et lundi comme incident d’escalade de la violence, ils sont aux États-Unis d’Amérique et nous avons leurs noms. »
Nicolás Maduro, président du Venezuela
Il a précisé que son négociateur en chef, le député Jorge Rodríguez, avait transmis lundi les données des responsables au chargé d’affaires américain à Bogotá, John McNamara, affirmant que l’administration Trump disposait désormais de toutes les informations nécessaires.
Selon le président vénézuélien, les autorités américaines ont été alertées dès dimanche d’un “projet d’attaque contre le bâtiment qui leur appartient” à Caracas, avant la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays en 2019. Maduro estime que cette action visait à créer “un incident grave pour déclencher ce qu’ils ont appelé la phase deux d’agression, de guerre psychologique et de menaces”. Il a ajouté qu’il n’avait pas encore ordonné la publication de ces informations, mais qu’il le ferait si nécessaire, affirmant détenir des preuves solides.
Maduro a également souligné que le bâtiment américain à Caracas était considéré comme “sacré” et que le ministre de l’Intérieur, Diosdado Cabello, avait personnellement supervisé lundi les mesures de sécurité autour de l’ambassade. Il a par ailleurs dénoncé le “kidnappement” du siège diplomatique vénézuélien à Washington.
Ces accusations interviennent dans un contexte de tensions exacerbées entre Caracas et Washington. Depuis août, le déploiement militaire américain dans les eaux de la mer des Caraïbes, présenté par les États-Unis comme une opération contre le trafic de drogue, est perçu par le Venezuela comme une menace et une tentative de “changement de régime”.
Selon le New York Times, le président américain Donald Trump a récemment annulé les efforts diplomatiques visant à parvenir à un accord avec le Venezuela, ordonnant à son envoyé spécial, Richard Grenell, de mettre fin à tout rapprochement. Lien vers le New York Times
Nicolas Maduro a évoqué l’attaque présumée. Photo:AFP
GERALDINE BAJONERO VÁSQUEZ
Journaliste Dernières Nouvelles d’EL TIEMPO
*Avec informations de l’EFE
