Publié le 2025-12-24 14:13:00. L’utilisateur moyen passe des heures à écouter de la musique en ligne, mais jongler entre différentes plateformes peut vite devenir coûteux et frustrant. Un abonné relate son expérience récurrente : l’attrait de YouTube Music, suivi d’un retour inévitable vers Spotify, en raison des faiblesses de l’organisation musicale de la plateforme de Google.
- L’abonnement à Spotify Premium (12 $ par mois) s’ajoute à celui de YouTube Premium (14 $ par mois), incluant YouTube Music, ce qui représente une dépense annuelle de 144 $ pour Spotify seul.
- La principale source de frustration réside dans la fusion des concepts vidéo et audio au sein de YouTube Music, notamment via l’onglet « Échantillons » et le système de « J’aime » partagé entre YouTube et YouTube Music.
- L’organisation des playlists et la gestion de la bibliothèque musicale s’avèrent complexes et peu intuitives sur YouTube Music, comparativement à Spotify.
Chaque année, le cycle recommence. Une notification apparaît sur mon téléphone : 12 $ ont été prélevés sur mon compte courant pour Spotify Premium. Je la regarde, fronce les sourcils et fais le calcul. Je paie déjà 14 $ par mois pour YouTube Premium, ce qui comprend un accès complet à YouTube Music. La somme est conséquente.
Je dépense ainsi 144 $ par an pour Spotify, alors que YouTube Music est pratiquement inclus dans mon abonnement Premium. Idéalement, je devrais annuler Spotify et transférer mes playlists. C’est donc ce que je fais. Je me lance dans cette migration annuelle, en me disant que cette fois, les choses seront différentes.
Je supprime Spotify, puis, trois semaines plus tard, je suis de retour.
Le problème ne réside pas tant dans le contenu que dans la manière dont YouTube Music le présente. Spotify utilise une base de données axée sur l’audio : une chanson est une entité distincte, avec des métadonnées précises (artiste, album, année). YouTube, en revanche, fonctionne avec une base de données centrée sur la vidéo. Lorsque vous recherchez un morceau sur YouTube Music, vous obtenez souvent plusieurs versions différentes : l’enregistrement officiel, le clip vidéo, une version live, un remix amateur… Sur Spotify, il existe une version canonique. Sur YouTube, il y en a cinq.
Cette abondance nécessite un travail de tri manuel considérable, et l’application ne fournit pas les outils nécessaires pour le faire efficacement. L’organisation des playlists est un véritable casse-tête. Si vous aimez trier votre musique par artiste, par album, par ordre alphabétique, oubliez. YouTube Music vous propose seulement un tri manuel ou par date d’ajout. Il faut déplacer les morceaux un par un, comme un scribe copiant un manuscrit.
L’onglet « Échantillons », censé faciliter la découverte de nouveaux artistes, est une autre source de frustration. Comme de nombreuses plateformes aujourd’hui, YouTube cherche à imiter TikTok avec un flux vidéo vertical à défilement infini. Mais au lieu de me proposer des morceaux similaires à ceux que j’écoute habituellement, il me suggère des vidéos de shamisen japonais, probablement parce que j’ai regardé de la musique japonaise à des fins de recherche culturelle sur YouTube. Je suis désormais bloqué dans cette spirale.
YouTube Music n’est pas un mauvais produit en soi. Si vous le considérez comme un avantage supplémentaire de votre abonnement YouTube Premium, c’est une excellente affaire. Le catalogue est vaste et le prix est dérisoire si vous êtes déjà abonné Premium. Mais en tant que remplaçant autonome de Spotify, il laisse à désirer.
Spotify et Apple Music se concentrent sur la création de la meilleure bibliothèque audio possible. Chaque fonctionnalité est pensée pour répondre aux besoins des mélomanes. YouTube Music, en revanche, est avant tout une extension de l’empire vidéo de YouTube. Tout est conçu autour de la vidéo. Tant que Google ne décidera pas de créer une application musicale véritablement dédiée à la musique, je continuerai à payer mes 12 $ à Spotify. Garder une bibliothèque propre et organisée vaut bien le prix d’un sandwich par mois.
À ne pas manquer
