Publié le 17 octobre 2025 à 03h34. De retour d’une visite aux États-Unis et après une rencontre avec Donald Trump, le président argentin Javier Milei a dressé un bilan de sa politique économique et esquissé ses projets de réforme lors d’une interview télévisée, tout en abordant les prochaines élections législatives.
- Javier Milei affirme que l’Argentine est sur la bonne voie malgré une pauvreté persistante, soulignant une amélioration de la situation pour des millions de personnes.
- Le président annonce une réforme fiscale visant à réduire le nombre d’impôts et une réforme du travail pour moderniser la législation.
- Milei se montre confiant quant à l’issue des élections législatives d’octobre, anticipant un Congrès plus favorable à ses réformes.
Lors de son passage dans l’émission LN+ animée par Esteban Trébuq, Javier Milei a insisté sur les efforts consentis par la population argentine pour redresser la situation économique du pays. Il a reconnu la difficulté de la situation, avec 30 % de la population vivant dans la pauvreté, mais a affirmé que des progrès significatifs étaient en cours.
« Tous les Argentins font le plus grand effort, dans différentes mesures. Mais il s’agit d’un effort que la société tout entière s’est engagée à changer de cap. »
Javier Milei, président de l’Argentine
Le président a notamment mis en avant le fait que six millions de personnes qui se trouvaient auparavant dans une situation de grande précarité ont désormais accès à une alimentation suffisante. Il a également souligné la baisse de l’inflation, de l’insécurité et le démantèlement de 9 000 blocages de routes.
Milei a exprimé son ambition de voir l’Argentine atteindre le niveau de développement de l’Espagne dans sept ans, de l’Allemagne dans quinze ans et des États-Unis dans vingt-cinq à trente ans, avec l’objectif ultime de devenir le pays le plus riche du monde dans quarante ans. Il a insisté sur la nécessité de semer aujourd’hui les graines d’un avenir prospère pour les générations futures.
« Nous semons, plantons les graines d’un arbre qui donnera de l’ombre à nos enfants et nos petits-enfants. »
Javier Milei, président de l’Argentine
Le président a également réaffirmé sa détermination à ne pas céder aux pressions, qualifiant ses opposants de « kukas » et affirmant qu’ils ne parviendraient pas à le déstabiliser.
Concernant les réformes à venir, Milei a annoncé une réforme fiscale visant à réduire le nombre d’impôts à 20, tout en élargissant l’assiette fiscale pour générer davantage de ressources. Il a également évoqué une réforme du travail, jugeant la législation actuelle anachronique et inadaptée à la réalité du marché du travail, où la moitié des travailleurs opèrent dans le secteur informel.
Interrogé sur les élections législatives du 26 octobre, Milei s’est montré optimiste, affirmant que le prochain Congrès serait « bien meilleur » que l’actuel. Il a également exprimé son souhait de pouvoir s’appuyer sur un tiers des députés pour défendre ses vetos.
Lors de l’interview, le président a également abordé la question d’un éventuel remaniement ministériel après les élections, et a été interrogé sur le rôle potentiel de Santiago Caputo, qu’il a qualifié de figure importante sans toutefois préciser sa future fonction. Caputo, Milei, Bessent, le FMI et les enseignements de la Septième Cavalerie.
Milei a également évoqué son entretien avec Mauricio Macri, affirmant qu’il s’était déroulé avant son voyage aux États-Unis. Il a également exprimé son scepticisme quant à la possibilité de trouver un terrain d’entente avec Axel Kicillof, qu’il considère comme faisant partie du problème plutôt que de la solution.
Enfin, le président a salué le travail de Diego Santilli et Karen Reichardt dans la province de Buenos Aires, après le retrait de José Luis Espert de la campagne. Il a salué le geste d’Espert, estimant qu’il avait pris une décision de grandeur en se retirant pour ne pas nuire au projet. José Luis Espert et Javier Milei.
HM
