Publié le 8 janvier 2026 16h30. Le patron de Rema 1000, Ole Robert Reitan, ne se considère pas comme ayant des « ennemis jurés », malgré les critiques virulentes à l’encontre de sa branche d’activité par le porte-parole fiscal du parti Rødt, Mimir Kristjansson.
- Ole Robert Reitan minimise l’importance des critiques formulées par Mimir Kristjansson.
- Mimir Kristjansson a récemment déclaré que sa résolution du Nouvel An pour 2026 est de parvenir à un accord politique avec les grands groupes de distribution.
- Rema 1000 a enregistré un bénéfice de 2,1 milliards de couronnes norvégiennes (NOK) en 2024.
Lors d’une rencontre fortuite à Lillestrøm, en marge de la conférence annuelle de NHO, Ole Robert Reitan a réagi avec amusement à la question de savoir s’il considérait Mimir Kristjansson comme un « ennemi juré », une formulation qu’il a jugée typique des tabloïds. Il a cependant reconnu que les opinions du politicien rouge étaient souvent divergentes des siennes.
Le contexte de cette question trouve son origine dans une publication récente de Mimir Kristjansson sur Facebook, où il affirmait que sa résolution pour 2026 était de parvenir à un accord politique avec les géants de la grande distribution. Le parti Rødt est connu pour être le plus virulent critique des marges bénéficiaires des grandes enseignes, qu’il juge excessives.
Kristjansson estime que les guerres de prix menées par les distributeurs sur les produits sains en janvier ne sont pas motivées par un souci de bien-être des consommateurs, mais par une volonté d’augmenter leurs profits. Il a également souligné que les prix des denrées alimentaires en Norvège restaient excessivement élevés, au détriment des agriculteurs et des employés de la distribution.
Reitan, pour sa part, ne semble pas particulièrement préoccupé par les intentions de Kristjansson. Il a déclaré qu’il serait ravi d’échanger avec lui et avec tous ceux qui manquent d’une connaissance approfondie du secteur de la grande distribution, afin de favoriser une meilleure compréhension mutuelle.
« Je pense que j’aimerais m’asseoir et parler avec lui et avec tous ceux qui n’ont pas une connaissance approfondie du secteur de l’épicerie, afin que nous puissions mieux comprendre. Il y a donc certainement des choses qui pourraient être améliorées, mais je suis absolument sûr qu’il a aussi beaucoup à apprendre. »
Ole Robert Reitan, patron de Rema 1000
Interrogé sur le manque de discernement de Kristjansson, Reitan n’a pas hésité à affirmer : « De toute façon, il manque de perspicacité. »
Kristjansson, présent lui aussi à Lillestrøm pour la conférence NHO, a réagi en affirmant que son objectif était de dénoncer les pratiques des grandes enseignes. Il a souligné qu’en tant que client, il avait des intérêts différents de ceux des propriétaires des chaînes de distribution.
« J’aimerais discuter avec Ole Robert Reitan, mais j’ai l’idée la plus précieuse de toute l’industrie de l’épicerie : je suis client dans une épicerie. Il ne s’agit pas de connaissances, mais de conflits d’intérêts. »
Mimir Kristjansson, porte-parole fiscal du parti Rødt
Les résultats annuels de Rema 1000, qui affichent un bénéfice de 2,1 milliards de NOK en 2024, alimentent les critiques de Kristjansson. Norgesgruppen, qui contrôle Kiwi, Joker, Spar et Meny, ainsi que le grossiste Asko, a également réalisé d’importants profits, approchant les cinq milliards de couronnes.
Reitan a invité Kristjansson à participer à son podcast, mais ce dernier a décliné l’offre. Il a cependant réaffirmé sa volonté de discuter, proposant un cadre informel : « Alors peut-être qu’il faudra trouver un autre terrain de discussion. »
Reitan a admis qu’il y avait certainement des points à améliorer, et qu’il était possible que Kristjansson ait raison sur certains aspects. Il a conclu en soulignant l’importance du dialogue et de la recherche de compromis, tout en reconnaissant que les divergences d’opinions entre les deux hommes étaient profondes.
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