Home DivertissementJe ne veux pas voir Victoria Beckham discuter autour d’un café. Je veux la voir dans une fusée vers l’espace – The Irish Times

Je ne veux pas voir Victoria Beckham discuter autour d’un café. Je veux la voir dans une fusée vers l’espace – The Irish Times

by Antoine Girard

Publié le 16 octobre 2025 04:16:00. L’obsession des célébrités pour la « pertinence » et leur proximité avec le public inspire une critique acerbe : l’auteur préférerait les voir embrasser l’extravagance et l’éloignement plutôt que de se montrer sous un jour trop familier.

  • Victoria Beckham vient de lancer une nouvelle série documentaire sur Netflix, suivant le modèle établi par son mari, David Beckham.
  • L’auteur déplore la tendance des célébrités à chercher à se rendre accessibles au public, préférant une image plus distante et grandiose.
  • Il critique également la nécessité pour les célébrités de justifier leur richesse en se présentant comme des travailleurs acharnés.

La quête de « pertinence » est devenue une obsession pour les stars contemporaines. Mais, selon un commentateur, cette volonté de se rapprocher du public est contre-productive. Il préférerait les voir s’élever au-dessus de la banalité, embrasser l’extravagance et l’inaccessibilité, plutôt que de se montrer sous un jour trop ordinaire.

L’auteur imagine ainsi Victoria Beckham non pas à la salle de sport ou en train de discuter autour d’un café, mais plutôt à bord d’une fusée spatiale. Il ne souhaite pas voir la star partager ses secrets de maquillage sur Instagram, mais plutôt déléguer cette tâche à un robot ou à un perroquet parlant. Il rêve de la voir descendre un escalier en robe de bal avant de réprimander un valet impudent avec une canne en argent, ou encore déguster de la viande de panda accompagnée de larmes de dauphin.

Cette aversion pour la proximité des célébrités s’étend à leur apparence physique. L’auteur rejette l’idée qu’elles recourent à des injections ou au Botox, préférant qu’elles adoptent une perfection artificielle, lisse comme une boule de bowling, sans nez ni oreilles, flottant dans une cuve de saumure et communiquant par télépathie ou grâce à une puce implantée par Elon Musk. Il imagine des conversations surprenantes, comme : « Vous avez grandi à Kildare ? Quelle coïncidence, j’en suis le propriétaire ! » ou encore : « Où gardez-vous vos chevaux et votre ocelot ? Avez-vous déjà tué un centaure ? »

L’auteur critique également l’absence de distance entre les célébrités et les questions fiscales, souhaitant qu’elles ignorent purement et simplement l’existence de l’impôt, et qu’elles soient déconcertées par des concepts aussi simples que la mort. Il imagine des célébrités téléchargées dans un centre de données qui fait fondre les derniers glaciers de la planète.

Il déplore que, dans un monde obsédé par l’attention, les célébrités se sentent obligées de se rabaisser pour rester pertinentes, ce qui explique la prolifération de documentaires autoproduits. La nouvelle série de Victoria Beckham sur Netflix suit cette tendance, après celle initiée par son mari, David Beckham.

Le documentaire de David Beckham, dont l’auteur souligne le caractère ridicule – un sportif capable de lancer un ballon dans un filet – est au moins divertissant. Il note que le documentaire présente de nombreuses scènes où le couple plaisante avec désinvolture sur leur îlot de cuisine, se présentant comme des gens ordinaires.

La série de Victoria Beckham, en revanche, semble plus artificielle. Pour justifier leur richesse, les célébrités doivent perpétuer le mythe de la méritocratie en se présentant comme des travailleurs acharnés. L’auteur estime que la série documentaire tente de convaincre le public que Victoria Beckham travaille dur, alors qu’en réalité, son travail lui semble ennuyeux : réunions, essayages, plaintes, bulletins météo…

La série suit la vie de Posh Spice, après sa carrière avec les Spice Girls, et se concentre sur le lancement de sa nouvelle ligne de vêtements, après une période d’instabilité financière (elle dépensait 70 000 £ par an en plantes pour son bureau, un montant jugé modeste par l’auteur). Le spectateur est invité à partager l’angoisse de Victoria Beckham : « Et si elle subissait un revers ? Et si elle n’avait plus que sa richesse pour la réconforter ? »

Des personnalités du monde de la mode, telles qu’Anna Wintour, rédactrice en chef de Vogue, Donatella Versace et Tom Ford, témoignent de ses réalisations. L’auteur reconnaît son succès, mais juge l’ensemble peu divertissant.

L’auteur conclut que cette obsession de l’authenticité et du travail acharné conduit à des œuvres ennuyeuses et inauthentiques. Il imagine un documentaire réalisé par un journaliste indépendant, doté d’un budget conséquent, qui révélerait la véritable nature de la famille Beckham : des privilégiés déconnectés de la réalité, qui devraient l’accepter.

En comparaison, la série Slow Horses sur Apple TV+, basée sur les romans de Mick Herron, semble étrangement réelle, notamment grâce à l’interprétation de Gary Oldman dans le rôle de Jackson Lamb, un agent d’espionnage cynique et irrévérencieux. Ce n’est pas le type d’authenticité recherchée par Victoria Beckham, mais qui sait où la vie la mènera.

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