Édition française
En continu
---Advertisement---

Nouvelles

« Je suis allé frapper… et maintenant je travaille pour la NASA »

Un jeune ingénieur italien de 28 ans participe à un projet de la NASA visant à rendre les futurs atterrissages sur la Lune et sur Mars plus sûrs. Lorenzo Bruni, originaire de Toscane, travaille actuellement à l'Université de…

« Je suis allé frapper… et maintenant je travaille pour la NASA »

Un jeune ingénieur italien de 28 ans participe à un projet de la NASA visant à rendre les futurs atterrissages sur la Lune et sur Mars plus sûrs. Lorenzo Bruni, originaire de Toscane, travaille actuellement à l’Université de l’Illinois et met son expertise au service de la conquête spatiale.

Lorenzo Bruni est doctorant à l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign. Il travaille avec les professeurs Fabien Evrard et Laura Villafane, ainsi que deux autres doctorants, sur un projet financé par la NASA. L’objectif principal de leurs recherches est de mieux comprendre les terrains lunaires et martiens afin de minimiser les risques liés aux atterrissages.

« Nos études visent à prédire les dimensions des cratères, la pente des côtés des cratères et les caractéristiques physiques des cratères eux-mêmes », explique Lorenzo Bruni. La NASA a mis à disposition les résultats d’expériences antérieures, permettant à l’équipe de mener des analyses approfondies. Avec l’augmentation prévue des missions spatiales, la capacité à anticiper les dangers potentiels devient cruciale.

Le parcours de Lorenzo Bruni vers ce projet ambitieux est loin d’être conventionnel. Après avoir obtenu sa licence en génie aérospatial à l’Université de Pise, il a poursuivi ses études à l’Université Cornell de New York, où il a obtenu son master. C’est lors d’un voyage à New York en 2023 qu’il a pris une initiative audacieuse.

« J’ai contacté le professeur Evrard en allant directement à sa porte. Il m’a ouvert, m’a écouté et a reconnu mon potentiel. J’étais la bonne personne au bon moment », se souvient-il. Cette rencontre fortuite l’a conduit à quitter Pise pour rejoindre l’Université Cornell et à y soutenir son mémoire de maîtrise.

Lorenzo Bruni encourage les jeunes à ne pas hésiter à saisir les opportunités, même si elles semblent improbables. « J’ai fait ce que j’avais envie de faire à ce moment-là. La porte s’est ouverte et tout s’est déroulé comme je l’espérais. Mais si elle était restée fermée, cela n’aurait pas posé de problème, j’aurais pris d’autres chemins. Allez frapper car parfois ces chemins non conventionnels réussissent », conseille-t-il.

Pour l’instant, Lorenzo Bruni prévoit de rester aux États-Unis pendant encore au moins trois ans et demi. Il a également trouvé l’amour outre-Atlantique, ce qui contribue à son épanouissement personnel et professionnel. Il ne se considère pas comme une « fuite des cerveaux ».

« Je ne suis pas en polémique avec l’Italie. Au contraire, j’aime beaucoup l’Italie et elle me manque. J’y suis allé parce que les États-Unis sont toujours leaders dans le domaine aérospatial. Cette opportunité m’est venue et je l’ai saisie », précise-t-il. Il est conscient que les États-Unis offrent des ressources et des perspectives uniques dans son domaine d’expertise.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.