Martina Navratilova, légende du tennis, tire la sonnette d’alarme face à la dérive autoritaire qu’elle perçoit aux États-Unis. L’ancienne championne, qui a fui la Tchécoslovaquie communiste en 1975, met en garde contre les dangers que représente, selon elle, l’administration de Donald Trump.
Dans une publicité diffusée par le groupe anti-Trump “Maison des Braves”, Navratilova affirme qu’elle ne restera pas silencieuse face à ce qu’elle considère comme des tendances autoritaires. « J’ai quitté un régime totalitaire et je ne me laisserai pas intimider une seconde fois. Je dois faire attention à ce que je dis », a-t-elle déclaré. Elle explique que son expérience dans un pays communiste lui permet de reconnaître les signes avant-coureurs d’un régime oppressif, où l’expression des opinions peut être réprimée, voire punie par la prison.
Navratilova, qui a remporté 18 titres du Grand Chelem en simple, en double et en double mixte, se dit à la fois fière d’être citoyenne américaine et profondément préoccupée par la direction que prend son pays d’adoption. Elle exprime sa « colère » face à l’acceptation qu’elle observe chez certains face aux actions de Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche.
Elle rappelle que les États-Unis étaient, à son arrivée en tant que jeune réfugiée, le pays le plus libre du monde. « Si j’étais dans ma situation actuelle, je ne choisirais certainement pas de vivre ici », a-t-elle affirmé, soulignant que le climat politique actuel a, selon elle, rendu les États-Unis moins libres qu’à son arrivée en 1975.
L’athlète à la retraite exhorte les Américains à ne pas se résigner et à s’opposer aux mesures qu’elle juge antidémocratiques. « S’exprimer est un acte patriotique. Quand vous voyez quelque chose qui ne va pas, n’ayez pas peur », a-t-elle insisté. Elle a fui la Tchécoslovaquie à l’âge de 18 ans en demandant l’asile politique aux États-Unis.
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