Publié le 19 octobre 2025 à 12h41. Des accusations de mensonge délibéré pèsent sur le Premier ministre Jonas Gahr Støre et le ministre Jan Christian Vestre, à la suite de déclarations jugées trompeuses en fin de campagne électorale, soulevant des questions quant à leur intégrité et à d’éventuelles conséquences juridiques.
- Le Premier ministre Jonas Gahr Støre et le ministre Jan Christian Vestre sont accusés d’avoir induit les électeurs en erreur sur des questions clés de politique publique.
- Ces déclarations pourraient constituer une infraction à la loi sur la responsabilité ministérielle, passible d’amendes ou de peines de prison.
- L’affaire pourrait déboucher sur des motions de censure au Parlement et une enquête officielle.
Des accusations graves ont été portées contre le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre et le ministre Jan Christian Vestre, accusés d’avoir sciemment trompé l’opinion publique lors de la campagne électorale. Les déclarations en question, jugées inacceptables par de nombreux observateurs, pourraient avoir joué un rôle déterminant dans la victoire du Parti travailliste et le maintien des deux hommes au gouvernement.
Au cœur de la polémique se trouve l’article 10 de la loi sur la responsabilité ministérielle, qui stipule :
« Est puni d’amendes ou d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 2 ans le membre du Conseil d’État qui provoque ou contribue à ce que les biens ou autres fonds de l’État ne soient pas utilisés ou gérés correctement, ou qui fait preuve d’un manque de compréhension ou de négligence dans ses activités. »
Article 10 de la loi sur la responsabilité ministérielle
La question centrale est de savoir si les déclarations de Støre et Vestre, notamment concernant la gratuité des ferries et les déductions fiscales pour les dettes étudiantes, peuvent être interprétées comme une négligence ou un manque de compréhension, voire une intention délibérée de tromper l’électorat. Des critiques estiment que ces mensonges, s’ils sont avérés, pourraient constituer une infraction pénale.
Le Premier ministre avait notamment déclaré à Øyoposten, cinq jours avant les élections, que « le service de ferry restera toujours gratuit ». Cette affirmation est aujourd’hui remise en question, alors que le gouvernement envisage de supprimer cette gratuité. Certains estiment que cette déclaration témoigne d’un manque de sérieux dans l’exercice de ses fonctions.
Des voix s’élèvent pour demander qu’une enquête soit ouverte par la Commission de responsabilité, chargée de veiller au respect de la loi sur la responsabilité ministérielle. Il est suggéré que cette commission examine si les actions de Støre et Vestre constituent une infraction pénale.
L’affaire intervient dans un contexte de tensions politiques accrues, et pourrait avoir des conséquences importantes sur la confiance des citoyens envers leurs dirigeants. Une récente analyse de Nettavisen soulève également des questions sur la gestion financière du gouvernement.
Par ailleurs, un article de Nettavisen accuse le Parti travailliste de mener une campagne de désinformation.
Si des agents électoraux étaient reconnus coupables de fraude en échangeant des bulletins de vote, ils seraient passibles de sanctions pénales. La question qui se pose est de savoir si les mensonges délibérés de membres du gouvernement, dans le but de gagner une élection, ne devraient pas être sanctionnés de la même manière.
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