Publié le 2024-02-29 10:30:00. Des études récentes révèlent la présence de microplastiques dans les produits laitiers, avec des concentrations plus élevées dans les fromages affinés. Cette contamination pourrait provenir de diverses sources, des emballages aux méthodes de production.
- Le fromage contient significativement plus de microplastiques que le lait : au moins 1 000 particules par kilogramme contre environ 350 pour le lait.
- Les fromages affinés, comme le cheddar, le Gouda et le Parmesan, présentent les taux de contamination les plus élevés (1 857 particules/kg).
- Certaines régions du monde, notamment en Asie du Sud-Est, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Scandinavie, enregistrent les plus fortes consommations de microplastiques via les produits laitiers.
La présence de microplastiques dans les produits laitiers est une préoccupation croissante pour la santé publique. Les principaux types de plastiques identifiés sont le PET (polyéthylène téréphtalate), le polyéthylène et le polypropylène, souvent utilisés dans les emballages alimentaires. Cependant, les chercheurs soulignent que la contamination ne se limite pas aux emballages.
Les méthodes de production, de transport et de stockage du lait et des produits laitiers pourraient également jouer un rôle. Même les vêtements portés par les travailleurs de l’industrie laitière pourraient contribuer à la contamination, en libérant des fibres plastiques. Les fromages frais, tels que la mozzarella, la ricotta et le paneer, contiennent moins de particules (environ 1 280 par kg), ce qui suggère que la durée d’affinage pourrait influencer le niveau de contamination.
Les disparités géographiques dans la consommation de microplastiques sont notables. L’Asie du Sud-Est est particulièrement touchée, tout comme certaines zones du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord et de la Scandinavie. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour identifier précisément les sources de contamination et développer des stratégies efficaces pour réduire l’exposition aux microplastiques dans la chaîne laitière.
Pour l’instant, les voies de contamination restent à déterminer avec précision, et des études approfondies sont en cours pour évaluer les risques potentiels pour la santé humaine liés à l’ingestion de ces particules.
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