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Kevin T. ouvre le feu à Trappes et la Verrière

Un homme de 39 ans a ouvert le feu en rafales depuis sa voiture le 23 octobre 2026 à Trappes et La Verrière, tuant un homme et blessant cinq personnes, dont une fillette de 12 ans.

Kevin T. ouvre le feu à Trappes et la Verrière

Un homme de 39 ans a ouvert le feu en rafales depuis sa voiture le 23 octobre 2026 à Trappes et La Verrière, tuant un homme et blessant cinq personnes, dont une fillette de 12 ans. Le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste à mobile raciste.

Le calme des Yvelines a volé en éclats dans la matinée de ce vendredi 23 octobre 2026. Vers 10 h 30, un habitant de Plaisir âgé de 39 ans, identifié comme Kévin T., a entamé un périple meurtrier à bord d’une Renault Clio grise. Armé d’un pistolet-mitrailleur de type Sten datant de la Seconde Guerre mondiale, il a sillonné plusieurs rues entre Trappes et la commune voisine de La Verrière, tirant en rafales sur des passants, des véhicules et des bâtiments publics.

Le bilan provisoire fait état d’un mort et de cinq blessés graves. Parmi eux, une enfant de 12 ans a été touchée de plein fouet alors qu’elle se trouvait sur son trajet. Interpellé rapidement par la brigade anticriminalité (BAC) sur le parking d’un commerce à Coignières, le suspect a été placé en garde à vue.

Les victimes et la violence de l’attaque à Trappes et La Verrière

L’enquête de voisinage et les témoignages recueillis sur place dessinent le portrait d’une agression d’une extrême brutalité. Les premiers tirs ont retenti avenue Hector-Berlioz à Trappes, visant une mère et sa fille à bord d’un véhicule. Le tireur a ensuite poursuivi sa route vers une maison de santé, criblant la façade de balles avant de traverser plusieurs quartiers.

La violence des tirs a atteint une fillette de 12 ans à La Verrière. Sa mère, bouleversée, a témoigné de l’horreur depuis l’hôpital Necker à Paris : Elle est allée à la piscine et s’est fait tirer dessus par un lâche, a-t-elle déclaré auprès de médias, précisant que sa fille avait reçu huit impacts de balle dans le corps, touchant notamment le foie, le rein, les bras et les cuisses. Malgré la gravité de ses blessures, le maire de La Verrière, Nicolas Dainville, a indiqué que son état était désormais stabilisé.

Ma fille a 12 ans. Elle est allée à la piscine et s’est fait tirer dessus par un lâche. Son état est grave. Elle doit se faire opérer. Elle a 8 impacts dans le corps.

La mère de la fillette blessée

L’enquête du Parquet national antiterroriste et le mobile raciste

Face à la nature des faits, le Parquet national antiterroriste (Pnat) s’est rapidement saisi de l’affaire. Une information judiciaire a été ouverte des chefs d’assassinat et de tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste. La justice retient en outre la circonstance aggravante de racisme, estimant que les actes ont été commis en raison de l’appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation ou une religion déterminée.

En déplacement dans la commune dans la soirée, le président de la République, Emmanuel Macron, a qualifié l’événement d’attentat terroriste raciste, soulignant qu’il s’agissait d’un tournant face à la violence de telles idéologies. Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a pour sa part dénoncé une attaque objectivement à connotation raciste et probablement islamophobe, mettant en cause la récurrence de certains discours publics.

Kevin T. ouvre le feu à Trappes et la Verrière
Photo : Le Parisien

Le profil du suspect et la perquisition de son domicile à Plaisir

Les investigations menées sur le parcours et l’environnement de Kévin T. ont révélé des faits alarmants. Domicilié à Plaisir, le suspect était inconnu des services de renseignement territorial et de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), bien qu’il figurât au fichier de traitement d’antécédents judiciaires pour des infractions de droit commun, incluant des vols et des délits routiers liés à l’alcool.

Lors des perquisitions menées sous le contrôle des enquêteurs de la Sous-direction antiterroriste (SDAT), les forces de l’ordre ont découvert que son appartement avait été piégé à l’aide de trois bouteilles de gaz reliées par des fils électriques à un minuteur. L’intervention des démineurs et du RAID a nécessité l’évacuation immédiate de l’immeuble et le bouclage du quartier. Une deuxième personne, membre de son entourage familial direct, a également été placée en garde à vue dans le cadre des investigations.


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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.