Publié le 9 janvier 2026 à 07h34. La Chambre des représentants américaine a adopté un projet de loi renforçant les mesures de sécurité nationale, notamment en limitant les liens avec la Chine et en protégeant les technologies sensibles américaines. Ce texte, adopté à une large majorité, cible plus précisément les ventes de pétrole stratégique à Pékin et la coopération avec l’agence spatiale chinoise.
- Le projet de loi interdit la vente de pétrole brut de la réserve stratégique américaine au Parti communiste chinois.
- Il conditionne la coopération entre la NASA et les entités chinoises à l’approbation du Congrès.
- Un financement accru est alloué pour renforcer les contrôles à l’exportation et empêcher le transfert de technologies sensibles à la Chine.
Adopté par 397 voix contre 28, ce projet de loi vise à financer plusieurs ministères et agences fédérales, dont le Commerce, la Justice, l’Intérieur, la NASA, le Corps des ingénieurs de l’armée et l’Agence de protection de l’environnement. Il intègre des dispositions issues des travaux de la commission spéciale de la Chambre des représentants sur la Chine, axées sur la sécurité nationale et la concurrence stratégique.
Le texte prévoit une augmentation de 44 millions de dollars américains (environ 1,39 milliard de NT$) du budget du Bureau de l’industrie et de la sécurité (BIS) du ministère du Commerce, portant son financement total à 235 millions de dollars américains. L’objectif est de renforcer l’application des réglementations sur le contrôle des exportations et de prévenir la fuite de technologies américaines sensibles vers la Chine.
La commission spéciale a souligné que les mesures adoptées couvrent un large éventail de domaines, allant du renforcement des contrôles à l’exportation à la lutte contre la fraude commerciale chinoise, en passant par la protection des systèmes informatiques fédéraux et l’amélioration de la transparence concernant les voyages d’affaires en Chine. Le projet de loi vise également à renforcer la sécurité énergétique et nucléaire du pays.
En matière de protection des systèmes informatiques fédéraux, le projet de loi interdit aux ministères du Commerce et de la Justice, à la NASA et à la National Science Foundation (NSF) d’acquérir des systèmes informatiques sans avoir préalablement réalisé des évaluations des risques liés à la chaîne d’approvisionnement et à la cybersécurité, en tenant compte notamment de l’implication potentielle d’acteurs étrangers, en particulier la Chine.
La coopération entre la NASA et la NSF avec la Chine ou des entreprises chinoises sera désormais soumise à l’approbation explicite du Congrès. De plus, le projet de loi exige que le ministère du Commerce, la NASA et la NSF soumettent des rapports trimestriels au Congrès détaillant les voyages d’affaires de leur personnel en Chine, afin d’accroître la transparence.
Outre ces mesures, le texte interdit également la vente de pétrole brut de la réserve stratégique de pétrole au Parti communiste chinois, interdit l’accès aux installations de production d’armes nucléaires américaines aux citoyens chinois et russes, et empêche le ministère de l’Énergie de fournir une aide financière à toute « entité étrangère présentant un intérêt pour les États-Unis ».
Ces dispositions interviennent après la publication, il y a trois semaines, d’un rapport conjoint de la commission spéciale sur la concurrence stratégique et de la commission sur l’éducation et la main-d’œuvre. Ce rapport mettait en évidence l’utilisation de chercheurs financés par le Département américain de l’énergie par la Chine, sous couvert de « relations de coopération », permettant ainsi à l’armée chinoise d’accéder à des technologies nucléaires sensibles et à des innovations dans des domaines clés pour l’économie et la sécurité nationale.
Les enquêteurs du Congrès ont révélé que ces recherches financées par des fonds fédéraux américains étaient menées en collaboration avec des laboratoires et des universités chinois contrôlés par l’État et travaillant directement pour l’Armée populaire de libération.
Pour devenir loi, le projet de loi doit être adopté dans une version identique par la Chambre des représentants et le Sénat, puis être signé par le président.
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