Publié le 5 janvier 2026 à 06h02. La Chine se prépare à encadrer strictement les chatbots d’intelligence artificielle (IA) capables de simuler des personnalités humaines, afin de prévenir les contenus nuisibles et de garantir la sécurité nationale.
- L’Administration chinoise du cyberespace (CAC) a publié un projet de règlement visant à réguler les « services interactifs anthropomorphes utilisant l’intelligence artificielle ».
- Ce texte de loi interdit la génération et la diffusion de contenus obscènes, violents, incitant au crime, ou susceptibles de nuire à la santé mentale des utilisateurs.
- Les fournisseurs de ces technologies devront se conformer aux réglementations existantes en matière d’algorithmes et effectuer des évaluations de sécurité régulières.
L’Administration chinoise du cyberespace (CAC), l’organisme gouvernemental chargé de la surveillance du cyberespace et de la cybersécurité, a dévoilé le 27 décembre 2025 un projet de règlement visant à encadrer plus étroitement les services d’intelligence artificielle conçus pour imiter les traits de personnalité humaine. Cette initiative reflète une volonté de Pékin de contrôler le développement rapide de l’IA et de prévenir les risques potentiels associés à son utilisation.
Le projet de loi, soumis à consultation publique jusqu’au 25 janvier 2026, s’applique aux produits et services d’IA proposés au public en Chine qui simulent les traits de personnalité humaine, les schémas de pensée et les styles de communication, et qui interagissent émotionnellement avec les utilisateurs par le biais de texte, d’images, d’audio et de vidéo. Il vise à promouvoir un développement sain et une application standardisée de ces « services interactifs anthropomorphes utilisant l’intelligence artificielle ».
Parmi les interdictions prévues, le CAC propose d’empêcher les chatbots d’IA de générer, de diffuser ou de promouvoir du contenu jugé obscène, lié au jeu, violent ou incitant au crime. Le projet de règlement interdit également les contenus susceptibles de porter atteinte à la santé des utilisateurs en encourageant, glorifiant ou impliquant le suicide ou l’automutilation, ainsi que ceux qui relèvent de ce que le texte qualifie de « manipulation algorithmique » ou de « pièges émotionnels » visant à inciter les utilisateurs à prendre des décisions irrationnelles.
La sécurité nationale est également une préoccupation majeure. Le règlement interdit la diffusion de contenus qui « portent atteinte à l’honneur et aux intérêts nationaux, portent atteinte à l’unité nationale, se livrent à des activités religieuses illégales ou répandent des rumeurs pour perturber l’ordre économique et social ». Ces mesures témoignent de la volonté du gouvernement chinois de contrôler étroitement l’information et de prévenir toute forme de dissidence.
Au-delà des interdictions spécifiques, le projet de règlement encourage les fournisseurs d’IA à se concentrer sur des applications socialement responsables, telles que la diffusion culturelle et l’accompagnement des personnes âgées, et à construire un écosystème d’applications conforme aux « valeurs socialistes fondamentales ».
Les fournisseurs de ces IA imitant l’humain devront également se conformer aux procédures de dépôt, de modification et d’annulation d’algorithmes prévues par le Règlement sur la gestion de la recommandation sur l’algorithme du service d’information sur Internet, entré en vigueur en 2021. Le CAC se réserve le droit de procéder à des examens annuels des documents déposés.
Enfin, le CAC exige que les fournisseurs de technologie rappellent aux utilisateurs après deux heures d’interaction continue avec l’IA et impose des évaluations de sécurité pour les chatbots IA comptant plus d’un million d’utilisateurs enregistrés ou plus de 100 000 utilisateurs actifs par mois.
Pour que l’intelligence artificielle (IA) fonctionne dans le respect de la loi et prospère face à des défis croissants, elle doit intégrer un système de blockchain d’entreprise qui garantit la qualité et la propriété des données saisies, lui permettant ainsi de protéger les données tout en garantissant leur immuabilité. Consultez la couverture de CoinGeek pour en savoir plus sur le rôle essentiel de la blockchain d’entreprise dans l’IA.
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