Publié le 16 décembre 2025 à 04h20. Une comète interstellaire, provenant d’un autre système solaire, s’approche de la Terre à une distance de 270 millions de kilomètres (167,7 millions de miles) ce vendredi, offrant aux astronomes une occasion unique d’étudier un visiteur venu de l’espace lointain.
- La comète 3I/ATLAS, seulement le troisième objet interstellaire jamais détecté, a atteint son périhélie (point de plus proche approche du Soleil) et présente une activité accrue, avec une émission de gaz verdâtre.
- Des observations récentes, notamment par rayons X, révèlent la composition de la comète et les interactions entre ses gaz et le vent solaire.
- La comète ne représente aucun danger pour la Terre, mais son observation permet d’en apprendre davantage sur la formation et l’évolution des systèmes stellaires.
La comète interstellaire 3I/ATLAS a dépassé son périhélie, le point de son orbite où elle est le plus proche du Soleil, et se manifeste désormais par une luminosité et une couleur verdâtre plus prononcées. Les images capturées fin novembre par le télescope Gemini North à Hawaï confirment cette évolution, comme le rapporte Live Science.
Les scientifiques estiment que la comète est actuellement dans sa phase la plus active. La chaleur du Soleil provoque la sublimation de la glace à sa surface, la transformant en gaz et en poussière qui forment une atmosphère nuageuse et une queue spectaculaire. La teinte verte est due à la présence de molécules composées de deux atomes de carbone, un phénomène également observé sur d’autres comètes du système solaire, comme la comète C/2025 R2 (Swan).
La comète 3I/ATLAS s’approchera le plus de la Terre ce vendredi 19 décembre, à une distance d’environ 270 millions de kilomètres. Les chercheurs du laboratoire américain NOIRlab soulignent que la réaction de la comète à la chaleur solaire peut être retardée, ce qui pourrait entraîner de nouvelles éruptions ou explosions cométaires.
Des observations récentes par l’observatoire spatial à rayons X de l’Agence spatiale européenne (ESA) ont permis de détecter des rayons X autour de la comète. Ces rayons X sont produits par la collision des gaz s’échappant de la comète avec le vent solaire. Selon les astronomes de l’ESA,
« Les observations aux rayons X sont un outil extrêmement puissant. Elles permettent aux scientifiques de détecter et d’étudier des gaz que d’autres instruments ont du mal à enregistrer. »
La comète 3I/ATLAS est seulement le troisième objet interstellaire jamais observé, après la comète 1I/ʻOumuamua en 2017 et 2I/Borisov en 2019. La plupart des experts s’accordent à dire qu’il s’agit d’une comète, bien que certains, comme le professeur de Harvard Avi Loeb, suggèrent qu’elle pourrait avoir une origine artificielle en raison de certaines anomalies observées.
Caractéristiques de 3I/ATLAS
- Origine : en dehors de notre système solaire.
- Vitesse : environ 250 000 kilomètres par heure (155 343 miles par heure).
- Taille : entre quelques centaines de mètres et plusieurs kilomètres.
- Âge estimé : plusieurs milliards d’années.
- Distance au Soleil (périhélie) : 203 millions de kilomètres (126,1 millions de miles).
- Distance à Mars (début octobre) : 29 millions de kilomètres (18 millions de miles).
- Prochaine approche de la Terre : 19 décembre, à 270 millions de kilomètres (167,7 millions de miles).
L’étude de 3I/ATLAS offre une occasion unique de mieux comprendre la composition et l’origine des objets provenant d’autres systèmes stellaires, et de percer les mystères de l’espace interstellaire.
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