Séville – Le gouvernement andalou va étendre son programme de dépistage du cancer à la détection du cancer du côlon et du cancer du col de l’utérus, une initiative présentée comme une réponse à la récente crise liée au dépistage du cancer du sein. Un plan d’action global sera approuvé le 15 octobre prochain, visant à renforcer la prévention et l’accès aux soins.
L’annonce a été faite dimanche par Antonio Sanz, ministre de la Présidence, de l’Intérieur, du Dialogue social et de la Simplification administrative, qui assure actuellement l’intérim du ministère de la Santé et de la Consommation suite à la démission de Rocío Hernández. Sanz a souligné la volonté du gouvernement de traiter la situation de manière globale et de garantir la sécurité des patientes et des patients.
« Nous nous sommes engagés à faire tout notre possible, et le plus rapidement possible, pour clarifier et résoudre cette situation », a déclaré Sanz, tout en présentant des excuses aux citoyens, et plus particulièrement aux personnes concernées par les retards de communication des résultats des tests de dépistage du cancer du sein.
Le gouvernement andalou met en avant un investissement accru dans les équipements oncologiques. Entre 2014 et 2018, les administrations socialistes avaient consacré 29,9 millions d’euros à ces équipements, contre 157,4 millions d’euros (environ 168 millions de dollars américains) entre 2019 et 2023, soit une augmentation de 426 %.
Le nouveau plan d’action s’appuiera sur l’expérience du plan choc mis en place pour le dépistage du cancer du sein. Concernant le cancer du côlon, le gouvernement prévoit de renforcer les systèmes d’information et de traçabilité, d’augmenter le nombre de professionnels dédiés au programme, de lancer des campagnes de sensibilisation et d’améliorer la coordination entre les différents niveaux de soins et avec les associations de patients. Il est également question d’accélérer les délais de prise en charge et de réalisation des coloscopies.
Le programme de dépistage du cancer du côlon, lancé en 2020, est déjà en cours, avec un taux d’acceptation passé de 20 % à 42 % en 2024. Pour le cancer du col de l’utérus, le gouvernement entend mettre en œuvre un programme progressif, débutant en juillet 2024 avec les femmes âgées de 25 à 29 ans et de 60 à 65 ans, puis en novembre 2025 avec les femmes de 25 à 34 ans et de 55 à 60 ans, pour couvrir l’ensemble de la population féminine de 25 à 65 ans d’ici 2029. L’objectif est d’atteindre une couverture de 90 %.
Des ajustements sont prévus dans certains hôpitaux, notamment la Virgen Macarena et la Virgen de Valme à Séville, et la Virgen de la Victoria à Málaga, avec un investissement de 600 000 euros (environ 650 000 dollars américains) prévu pour des travaux de rénovation en anatomie pathologique en 2026.
Par ailleurs, Antonio Sanz a insisté sur l’engagement du gouvernement à augmenter le nombre de professionnels de santé, notamment de radiologues, et à mettre en place des mesures incitatives pour répondre à l’augmentation des besoins. Il a également dénoncé les critiques formulées par l’opposition, les accusant de chercher à discréditer le système public de santé.
Enfin, Sanz a reconnu le droit des citoyens de porter plainte contre le Service Andalou de Santé (SAS), tout en soulignant que des condamnations à l’encontre du SAS sont possibles en cas d’erreurs.
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