Publié le 7 janvier 2026 à 02h06. Lionel Messi se livre comme rarement dans une interview, dévoilant une facette intime et surprenante de sa personnalité, entre besoin de solitude, obsession de l’ordre et quête d’équilibre loin des terrains.
- Le capitaine argentin révèle son besoin impérieux de moments de solitude pour se ressourcer, même au sein de sa propre famille.
- Messi confie son aversion pour l’imprévu et son besoin de structure dans son quotidien, allant jusqu’à avouer être « plus bizarre que de la merde ».
- L’attaquant de l’Inter Miami évoque son rapport à la critique, à la thérapie et à l’importance de l’approbation de son père.
Lionel Messi, l’icône mondiale du football, a brisé ses silences et s’est dévoilé sous un jour nouveau lors d’une conversation avec Diego Leuco et Nicolás Occhiato pour la plateforme de streaming Luzu. Loin des projecteurs et des exigences de la compétition, le septuple Ballon d’Or a offert un aperçu rare de son intimité, abordant des sujets personnels avec une honnêteté désarmante.
L’interview, diffusée en amont de la Coupe du Monde 2026 qui se déroulera aux États-Unis, au Mexique et au Canada, a révélé un homme structuré, sensible et complexe, dont l’image publique ne reflète qu’une partie de la réalité. Messi a notamment exprimé son besoin vital de solitude.
« J’aime beaucoup être seul, j’aime être seul »,
Lionel Messi
a-t-il avoué, expliquant que le brouhaha constant de sa maison, avec ses trois enfants, pouvait parfois le submerger. Il recherche alors un refuge dans le calme, loin du « quilombo » quotidien, comme il le décrit.
Installé à Miami depuis 2023, l’attaquant de l’Inter Miami a également évoqué ses petits rituels de déconnexion : regarder la télévision, suivre un match de football, mais toujours dans un cadre serein et personnel. Il a d’ailleurs récemment remporté la Coupe MLS avec son club, après une victoire (3-1) contre les Whitecaps de Vancouver, avec deux passes décisives à son actif.
L’organisation est un pilier de sa vie.
« Je suis très structuré. Si ma journée est organisée d’une manière ou d’une autre et qu’au milieu il se passe quelque chose qui n’était pas organisé… »,
Lionel Messi
a-t-il laissé en suspens, illustrant sa difficulté à s’adapter aux imprévus. Cette obsession de l’ordre se manifeste également dans son environnement matériel : « Je n’aime pas que les choses me touchent, je dois savoir où tout se trouve », a-t-il confié, une manie qu’il a développée dès l’enfance et qu’il observe aujourd’hui chez ses fils Thiago et Ciro.
Dans ce portrait intime, la figure d’Antonela Roccuzzo, sa compagne, est omniprésente. Messi reconnaît qu’elle le connaît mieux que quiconque et qu’elle pourrait en dire bien plus sur ses habitudes et ses particularités. Il se décrit comme peu démonstratif dans l’expression de ses sentiments, bien que sincère, tandis qu’Antonela est, selon lui, « beaucoup plus » romantique.
Sur le plan émotionnel, Messi a abordé sa relation à la thérapie, qu’il a suivie à Barcelone mais qu’il a ensuite interrompue.
« Je suis un grand fan de manger moi-même, de tout garder à l’intérieur »,
Lionel Messi
a-t-il expliqué, révélant une tendance à l’introspection et à la rétention émotionnelle.
En matière de performance sportive, le capitaine argentin reste fidèle à son exigence légendaire. Il se décrit comme son propre plus grand critique, soulignant que son jugement ne dépend pas des éloges extérieurs. Il sait toujours quand il est performant et quand il ne l’est pas, et cette auto-évaluation est un moteur essentiel de son succès.
L’influence de son père est également centrale dans son parcours.
« J’avais toujours besoin de l’approbation ou de l’opinion de mon vieux »,
Lionel Messi
se souvient-il, expliquant qu’après chaque match, c’est son avis qu’il recherchait en priorité, non pas comme une contrainte, mais comme un soutien constant.
L’interview a également été marquée par un souvenir particulièrement émouvant : sa rencontre avec Charly García, légende du rock argentin, lors du dernier match des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 au stade Más Monumental.
« Je ne connaissais pas Charly, ils m’ont demandé si je pouvais descendre et j’ai répondu ‘oui, évidemment’. Quand je l’ai vu, ce que j’ai ressenti à ce moment-là était inexplicable »,
Lionel Messi
a-t-il raconté, évoquant l’énergie particulière et la magie qui émanaient de l’artiste.
À 38 ans, Lionel Messi aborde l’année 2026 avec la perspective d’une saison riche en défis, tant avec l’Inter Miami qu’avec l’équipe nationale argentine, avec à l’horizon la Finalissima contre l’Espagne et la Coupe du Monde, qui pourrait constituer son dernier grand rendez-vous avec l’albiceleste.
Loin de l’image du personnage inaccessible, Messi s’est montré humain, simple et authentique. Un footballeur exceptionnel qui continue de marquer l’histoire de son sport, mais qui, en dehors des terrains, apprécie la solitude, l’ordre et une routine qui lui permettent de maintenir son équilibre, même s’il se décrit lui-même, avec un sourire, comme étant « plus bizarre que de la merde ».
Avec les informations de Colprensa – Vanguardia
Continuer la lecture : De nouveau MVP, Messi remet la MLS à ses pieds à six mois de la Coupe du Monde
