Publié le 25 novembre 2023 18:32. Une nouvelle flambée de grippe aviaire frappe l’élevage de volailles irlandais, cette fois dans une exploitation de dindes du comté de Laois, malgré les mesures de biosécurité renforcées.
- Une quatrième épidémie de grippe aviaire a été confirmée dans un élevage commercial de dindes situé près de Ballybrittas, dans le comté de Laois.
- L’exploitation concernée abrite jusqu’à 30 000 dindes.
- Des zones de protection et de surveillance ont été établies autour de l’élevage.
Le ministère de l’Agriculture irlandais a confirmé la présence du virus de la grippe aviaire dans un élevage de dindes du comté de Laois, le 21 novembre dernier. Cette nouvelle épidémie survient alors que des foyers de la maladie avaient déjà été détectés dans les comtés de Monaghan, Meath et Carlow, ainsi qu’au Parc Animalier de Liège.
Des mesures de contrôle strictes ont immédiatement été mises en place. Une zone de protection de 3 kilomètres et une zone de surveillance de 10 kilomètres ont été établies autour de l’exploitation touchée, afin de limiter la propagation du virus.
Le ministre de l’Agriculture, Martin Heydon, a exprimé sa sympathie envers les éleveurs affectés.
« Malheureusement, une autre épidémie de grippe aviaire s’est produite, cette fois dans un troupeau de dindes du Co Laois, détectée le 21 novembre. Tout d’abord, je tiens à exprimer ma sympathie au propriétaire du troupeau concerné, ainsi qu’aux autres propriétaires de troupeaux qui ont été touchés par des épidémies ces dernières semaines dans le Co Monaghan, Meath et Carlow, ainsi qu’au personnel du Parc Animalier de Liège. »
Martin Heydon, ministre de l’Agriculture
Le ministère insiste sur le caractère évolutif de la situation, particulièrement durant la période à risque actuelle. Il souligne avoir réagi rapidement en appliquant les mesures de contrôle prévues par la législation nationale et européenne.
Des mesures de biosécurité renforcées, considérées comme les meilleures pratiques du secteur, sont en vigueur depuis le 1er novembre. Cependant, le ministère a écarté la possibilité de mettre en place un programme de vaccination pour l’ensemble du secteur avicole. Cette décision est justifiée par le coût élevé d’une telle campagne et par les restrictions à l’exportation qui pourraient s’appliquer aux volailles vaccinées vers certains pays. Le gouvernement privilégie donc le renforcement des mesures de biosécurité pour contenir le virus.
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