Le Grand Prix des États-Unis, qui se déroulera à Austin au Texas, pourrait être marqué par une nouvelle alerte canicule. La Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) envisage d’émettre un second avertissement consécutif pour fortes chaleurs, après Singapour, en raison de températures prévues au-delà du seuil de sécurité pour les pilotes.
Les températures à Austin devraient osciller entre 32°C et 33°C tout au long du week-end de course, dépassant la limite fixée par la FIA de 31°C. Au-delà de cette température, l’organisme craint un impact direct sur la santé et les performances des pilotes. Cette préoccupation fait suite aux difficultés rencontrées par plusieurs concurrents lors du Grand Prix du Qatar 2023, où certains ont souffert de déshydratation et ont même eu besoin de soins médicaux après l’arrivée.
Cette situation relance le débat autour du gilet réfrigérant, un dispositif conçu pour aider les pilotes à supporter la chaleur extrême. Testé pour la première fois à Singapour, ce système utilise de l’eau glacée circulant dans des tubes intégrés au vêtement. Bien que son utilisation ne soit pas encore obligatoire, la FIA souhaite le rendre systématique dès la saison de Formule 1 2026.
Cette proposition ne fait pas l’unanimité chez les pilotes. Max Verstappen, champion du monde néerlandais, s’est montré particulièrement critique : « C’est ridicule. On devrait pouvoir décider soi-même. Ce genre de contrainte n’a pas de sens », a-t-il déclaré, ajoutant que le gilet « devient chaud après quinze à vingt minutes, donc inutile ». Lewis Hamilton, septuple champion du monde, partage cet avis : « Personne n’est jamais mort d’un coup de chaleur en course. Cela doit rester un choix personnel. C’est bien que la FIA propose des solutions, mais pas qu’elle les impose », a-t-il estimé, tout en reconnaissant que le dispositif pourrait être utile dans des conditions particulièrement extrêmes.
Outre la chaleur, l’utilisation du gilet réfrigérant représente un défi supplémentaire pour les équipes, car il ajoute 0,5 kg de poids à la monoplace, un désavantage non négligeable en compétition. Le Grand Prix d’Austin s’annonce donc exigeant à tous les niveaux, où la gestion de l’effort physique, de l’hydratation et des choix stratégiques liés au poids et au confort dans le cockpit seront cruciaux.
Sous le soleil texan, la résistance physique et la concentration mentale pourraient s’avérer aussi déterminantes que la performance mécanique des voitures.
