Home MondeLa France et la Grande-Bretagne affinent leurs plans à l’ONU pour une résolution de la force à Gaza

La France et la Grande-Bretagne affinent leurs plans à l’ONU pour une résolution de la force à Gaza

by Clara Dubois

Publié le 17 octobre 2024 à 09h29. La France, le Royaume-Uni et les États-Unis s’activent pour obtenir une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU autorisant le déploiement d’une force internationale à Gaza, dans le but de stabiliser la région après la récente escalade de violence.

  • Une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU est en préparation pour légitimer une future force internationale à Gaza.
  • Plusieurs pays, dont l’Indonésie, les Émirats arabes unis et l’Égypte, ont manifesté leur intérêt à contribuer à cette force.
  • Cette force ne serait pas une opération de maintien de la paix de l’ONU classique, mais plutôt un déploiement ciblé, sur le modèle de l’intervention en Haïti.

Les efforts diplomatiques s’intensifient pour mettre en place une force internationale capable de garantir la sécurité à Gaza, alors que le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, négocié sous l’égide américaine, reste fragile. Paris, Londres et Washington travaillent de concert pour soumettre une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU dans les prochains jours, a indiqué jeudi le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascal Confavreux.

« La France travaille en étroite collaboration avec ses partenaires à la mise en place d’une telle mission internationale, qui doit être formalisée par l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU », a-t-il précisé. Cette résolution est essentielle pour fournir une base juridique solide à l’opération et faciliter la collecte de contributions de différents pays.

L’administration américaine confirme également être en discussion avec plusieurs nations susceptibles de participer à cette force de stabilisation. Un responsable de la Maison Blanche a déclaré que des pourparlers étaient en cours concernant une éventuelle résolution du Conseil de sécurité pour soutenir cette initiative.

Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a souligné mardi devant le Parlement que la mise en place de cette force « prendra un certain temps » et que les détails de son mandat sont encore en cours de définition. Il a toutefois exprimé son espoir de voir une résolution du Conseil de sécurité adopter pour encadrer cette opération.

« La force de stabilisation prendra un certain temps. Les termes de référence sont encore en cours d’élaboration. Il existe une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la création de la force, ou j’espère qu’elle le sera, mais les termes de référence plus larges n’ont pas encore été convenus. »

Keir Starmer, Premier ministre britannique

Plusieurs pays ont déjà exprimé leur intérêt pour contribuer à cette force. L’Indonésie, par exemple, a proposé de déployer jusqu’à 20 000 soldats, comme l’a annoncé son président, Prabowo Subianto, lors de l’Assemblée générale de l’ONU le 23 septembre. L’Italie a également publiquement manifesté sa volonté de participer.

Les États-Unis envisagent également de solliciter le soutien des Émirats arabes unis, de l’Égypte, du Qatar et de l’Azerbaïdjan. Une vingtaine de militaires américains sont déjà sur place pour assurer la coordination et le suivi de l’opération.

Les diplomates précisent que cette force de stabilisation ne sera pas une opération de maintien de la paix classique des Nations Unies, financée par l’organisation. Elle s’inspirera plutôt du modèle utilisé pour le déploiement d’une force internationale en Haïti, où une résolution du Conseil de sécurité autorise les États contributeurs à « prendre toutes les mesures nécessaires » pour exécuter leur mandat.

Des discussions ont déjà eu lieu à Paris le 10 octobre avec d’autres puissances européennes et arabes pour approfondir les réflexions sur la transition post-conflit à Gaza et la manière dont cette force internationale pourrait être mise en place. L’Assemblée générale de l’ONU a par ailleurs adopté une résolution, à une large majorité, appelant à une solution à deux États et soutenant le déploiement d’une mission internationale temporaire de stabilisation mandatée par le Conseil de sécurité.

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