Home Technologie et scienceLa fusée pour une mission humaine sur la Lune est prête. Les derniers grands tests l’attendent en janvier, et à partir du 6 février on commence à compter lentement – VTM.cz

La fusée pour une mission humaine sur la Lune est prête. Les derniers grands tests l’attendent en janvier, et à partir du 6 février on commence à compter lentement – VTM.cz

by Thomas Caron

Publié le 5 janvier 2026. L’année 2026 s’annonce riche en événements pour l’exploration spatiale, avec notamment le lancement imminent de la mission habitée Artémis II vers la Lune par la NASA et les progrès de SpaceX avec son vaisseau Starship.

La NASA a achevé l’assemblage du lanceur lourd SLS (Space Launch System) en Floride pour la mission Artémis II, qui emmènera un équipage de quatre astronautes autour de la Lune à bord du vaisseau Orion. L’agence spatiale américaine a dévoilé récemment des images du monstre de cent mètres, sans les échafaudages qui l’entouraient jusqu’alors.

Selon Bethany Stevens, porte-parole de la NASA, les derniers tests du SLS sur la rampe LC-39B du Kennedy Space Center sont prévus en janvier. Si ces tests sont concluants, la fenêtre de lancement s’ouvrira dès le 6 février 2026 et se prolongera tout au long du printemps.

Artémis II marque une étape cruciale dans le programme Artémis, qui vise à renvoyer des humains sur la Lune pour la première fois depuis décembre 1972, date du dernier vol d’Apollo 17. La mission précédente, Artémis I, avait déjà effectué un vol d’essai autour de la Lune, mais sans équipage à bord.

L’équipage d’Artémis II, composé de quatre astronautes américains et canadiens, dirigé par le commandant Reid Wiseman, répétera le voyage. Ils voyageront à bord du vaisseau Orion, relativement petit, qui sera rattaché au module de service européen. Ce dernier assurera la propulsion et l’alimentation électrique grâce à ses quatre panneaux solaires, ainsi que le stockage de 2 000 litres de carburant liquide, d’oxygène et d’eau pour une mission pouvant durer jusqu’à vingt jours.

Le module de service européen est basé sur la conception du module cargo ATV, qui avait déjà transporté du matériel vers la Station spatiale internationale (ISS) entre 2008 et 2014. Il s’agit d’une partie éprouvée, bien que certains la considèrent comme obsolète, du vaisseau Orion.

Au cours de ce survol lunaire, les astronautes vérifieront le fonctionnement du vaisseau et réaliseront des expériences clés en préparation des futurs vols vers l’orbite de notre satellite naturel. Quelques jours après le lancement, Orion amarrera dans l’océan Pacifique, à l’ouest des États-Unis.

Artémis II préparera le terrain pour Artémis III, la mission qui permettra aux humains de poser à nouveau le pied sur la Lune. Cependant, la date de cette mission reste incertaine et pourrait être sujette à des modifications. L’élément clé de cette mission est le HLS (Human Landing System), le vaisseau spatial qui transportera les astronautes depuis l’orbite lunaire jusqu’à la surface et assurera leur retour.

Si la fusée et le vaisseau Orion sont déjà disponibles pour les premiers voyages vers la Lune, le HLS n’existe pour l’instant que sur le papier. La NASA a commandé des modules lunaires à SpaceX et Blue Origin il y a plusieurs années, et les deux entreprises continuent de développer leurs propres versions. Cette approche vise à diversifier les technologies et à assurer une durabilité économique et pratique, évitant ainsi de dépendre d’un seul fournisseur principal, contrairement au programme Apollo.

SpaceX semble être légèrement en avance, car son HLS est basé sur Starship, qui a déjà effectué des vols expérimentaux sur des orbites transatmosphériques. Cependant, l’atterrissage d’un engin spatial avec un centre de gravité élevé dans la faible gravité lunaire, avec des personnes à bord, représente un défi considérable. Le vaisseau pourrait même rebondir et se renverser, comme l’a démontré la mission IM-2 en février dernier.

Le ravitaillement en carburant représente également un obstacle majeur, car le Starship consommera son carburant dès son entrée en orbite terrestre. Il devra donc se ravitailler auprès d’autres vaisseaux spatiaux, une opération qui relève encore de la science-fiction à l’heure actuelle. Il serait formidable de pouvoir assister à un test de ce type dès cette année.

Le succès du programme Artémis dépendra également de la capacité de la NASA à convaincre les contribuables américains de l’intérêt de cette mission et à susciter l’enthousiasme du public. L’époque des budgets illimités de la course à l’espace avec l’Union soviétique est révolue.

En conclusion, l’avenir du programme Artémis repose sur la capacité de SpaceX à faire preuve de son expertise en matière de relations publiques, en offrant un spectacle captivant qui maintiendra l’intérêt du public et justifiera les investissements consentis.

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