Publié le 24 septembre 2025 14:35:00. Une grève de préleveurs de sang dans le Gloucestershire, en Angleterre, entre dans son 200e jour, devenant ainsi le mouvement social le plus long de l’histoire du Service national de santé (NHS). Les employés réclament une meilleure reconnaissance de leurs compétences et une revalorisation salariale.
- La grève, débutée en mars 2025, est menée par 37 préleveurs de sang du Gloucestershire.
- Le syndicat Unison estime que la classification actuelle des préleveurs (bande 2) ne reflète pas la complexité de leur travail.
- Une réunion récente avec la direction du NHS a laissé entrevoir un possible réexamen du rôle, suscitant un espoir prudent.
Le mouvement de protestation, qui dure depuis plus de six mois, met en lumière les tensions salariales au sein du NHS. Les préleveurs de sang, chargés de collecter et de manipuler des échantillons pour les analyses médicales, estiment ne pas être rémunérés à la hauteur de leurs responsabilités. Selon Unison, leur travail qualifié justifie une reclassification dans la bande 3 de l’échelle salariale du NHS.
Caroline Hayhurst, l’une des grévistes, a exprimé un certain optimisme après une rencontre avec la direction du Gloucestershire NHS Trust vendredi dernier. Elle a déclaré :
« Cela donne l’espoir qu’une résolution puisse être trouvée. »
Caroline Hayhurst, préleveuse de sang en grève
La direction du NHS, représentée par son directeur général Kevin McNamara, a pour l’instant maintenu sa position, privilégiant l’application uniforme des barèmes nationaux. M. McNamara avait précédemment indiqué qu’il souhaitait garantir « équité et cohérence » au sein du système de santé. Il avait également précisé que la campagne nationale visant à reclasser certains personnels de soutien de la bande 2 à la bande 3 ne concernait pas les préleveurs de sang.
Christina McArnea, secrétaire générale d’Unison, a vivement critiqué la gestion de ce conflit par la direction des hôpitaux.
« C’est un scandale que les directeurs d’hôpitaux aient laissé ce conflit s’éterniser pendant 200 jours. Il s’agit d’employés dévoués du NHS qui ne voulaient pas faire grève, mais après des années de sous-paiement et d’ignorance, ils n’ont pas eu le choix. »
Christina McArnea, secrétaire générale d’Unison
Les négociations se poursuivent, et l’issue de ce conflit pourrait avoir des implications pour d’autres catégories de personnel de soutien au sein du NHS.
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