Publié le 4 décembre 2025 à 11h37. La circulation des virus respiratoires est en hausse en Espagne, avec une prédominance marquée de la grippe, qui a dépassé les seuils épidémiques en soins primaires et progresse à l’hôpital. Bien que moins présents, le SARS-CoV-2 et le virus respiratoire syncytial (VRS) montrent également une tendance à la hausse.
- L’activité grippale a dépassé le seuil épidémique en soins primaires et s’intensifie à l’hôpital.
- Le taux d’infections respiratoires aiguës (IRA) en soins primaires atteint 643 cas pour 100 000 habitants.
- Les hospitalisations pour infections respiratoires aiguës sévères (IRAS) augmentent également.
Selon le dernier rapport du Système de surveillance des infections respiratoires aiguës (SIVIRA), la semaine 48 de 2025 confirme une augmentation générale de la circulation des virus respiratoires sur le territoire espagnol. La grippe est actuellement le principal moteur de cette hausse, avec une progression plus rapide que les autres agents pathogènes surveillés.
Le taux d’infections respiratoires aiguës (IRA) en soins primaires s’élève désormais à 643 cas pour 100 000 habitants, en augmentation par rapport aux 521,3 enregistrés la semaine précédente. Cette escalade confirme l’entrée en phase épidémique depuis la semaine 39, bien qu’elle soit pour l’instant qualifiée de faible intensité. Au sein des IRA, la grippe est le virus qui connaît le développement le plus significatif.
Le nombre de cas de syndrome grippal a presque doublé en une semaine, passant de 41 à 75,3 cas pour 100 000 habitants, après avoir franchi le seuil épidémique lors de la semaine 47. Parallèlement, le pourcentage de tests positifs à la grippe est passé de 23 % à 26,5 %, ce qui témoigne de la progression continue du virus.
L’incidence indirecte de la grippe – qui combine les taux d’IRA et de positivité – se situe à 170,4 cas pour 100 000 habitants, contre 119,9 la semaine précédente. Cette augmentation reflète l’impact croissant du virus sur la population.
Bien que la grippe domine le tableau, le SARS-CoV-2 et le virus respiratoire syncytial (VRS) montrent également une tendance à la hausse, bien que plus discrète. Le taux de syndrome COVID-19 augmente légèrement, atteignant 3,6 cas pour 100 000 habitants, et le pourcentage de positivité double, passant de 0,9 % à 1,8 %. L’indicateur composite COVID-19 passe ainsi de 4,7 à 11,6 cas pour 100 000 habitants, même si les niveaux restent faibles par rapport aux saisons précédentes.
Le VRS – un virus particulièrement préoccupant chez les jeunes enfants – maintient une augmentation modérée. Le pourcentage de positivité passe de 3,5 % à 4 %, et son indicateur d’incidence s’élève à 25,7 cas pour 100 000 habitants, contre 18,2 la semaine précédente. Les cas de bronchite et de bronchiolite chez les enfants de moins de cinq ans continuent également d’augmenter, atteignant 384,1 cas pour 100 000, une hausse notable par rapport aux 317,8 de la semaine précédente.
Dans les hôpitaux, la tendance est similaire : la grippe est le virus qui contribue le plus à l’augmentation des cas graves. Le taux global d’hospitalisation pour infection respiratoire aiguë sévère (IRAS) s’établit à 15,5 cas pour 100 000 habitants, contre 12,9 la semaine précédente.
Le pourcentage de positivité à la grippe chez les patients hospitalisés augmente significativement, passant de 19,1 % à 25,1 %. Le proxy d’hospitalisation imputable au virus augmente également, atteignant 3,9 cas pour 100 000 habitants, contre 2,5 la semaine précédente.
Depuis le début de la saison (semaine 40/2024), les cas hospitalisés pour grippe ont présenté un taux de mortalité de 4,9 %, 21,5 % de pneumonies associées et 4,1 % d’admissions en soins intensifs.
Concernant le COVID-19, le scénario est différent : bien que le taux de positivité passe de 4,7 % à 2,3 %, le virus maintient une certaine présence hospitalière. Le proxy d’hospitalisation se situe à 0,4 cas pour 100 000 habitants, légèrement en dessous de la semaine précédente. Depuis le début de la saison, 23 % de ces cas ont développé une pneumonie, 2,5 % ont nécessité des soins intensifs et le taux de mortalité atteint 10,1 %, supérieur à celui observé pour la grippe et le VRS.
Le VRS montre une augmentation significative de son impact hospitalier : la positivité des patients hospitalisés passe de 6,5 % à 10,7 %, et le proxy d’hospitalisation double, atteignant 1,7 cas pour 100 000 habitants. Bien que le pourcentage d’admissions en réanimation soit élevé depuis le début de la saison (12,7 %), le taux de mortalité reste à 0 %.
Avec l’arrivée de l’hiver, les données du SIVIRA confirment que l’Espagne entre dans une phase claire d’augmentation de la circulation des virus respiratoires, marquée surtout par l’essor de la grippe, tant en soins primaires qu’à l’hôpital. Bien que le COVID-19 et le VRS restent à des niveaux faibles ou modérés, ils affichent également des tendances à la hausse qui justifient une surveillance étroite, en particulier chez les personnes vulnérables.
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