Home SantéLa grippe AH3N2 n’arriverait en Amérique du Sud qu’à l’hiver 2026, selon un expert péruvien

La grippe AH3N2 n’arriverait en Amérique du Sud qu’à l’hiver 2026, selon un expert péruvien

by Sophie Martin

Publié le 13 décembre 2025 à 23h47. Une souche particulièrement contagieuse de la grippe H3N2, déjà responsable d’une saturation des hôpitaux dans l’hémisphère nord, pourrait atteindre l’Amérique du Sud au milieu de l’année 2026, suscitant l’inquiétude des autorités sanitaires.

  • La grippe H3N2, surnommée la « supergrippe », se propage rapidement dans l’hémisphère nord.
  • Les personnes âgées de plus de 65 ans, les nourrissons et les personnes atteintes de maladies chroniques sont particulièrement vulnérables.
  • Les autorités sanitaires péruviennes renforcent la surveillance épidémiologique et recommandent la vaccination annuelle.

L’alerte a été déclenchée par une récente augmentation des cas et des infections dans les pays de l’hémisphère nord, où les systèmes de santé ont été mis à rude épreuve durant la saison hivernale. Le virus H3N2, un sous-type du virus de la grippe A, est connu pour sa capacité à muter et à s’adapter, ce qui complique les efforts de prévention.

Les États-Unis et plusieurs nations européennes ont signalé une flambée des cas ces derniers mois, avec une hausse significative des hospitalisations entre décembre et janvier, selon les données recueillies par le Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le ministère de la Santé péruvien (MINSA).

Le spécialiste Omar Neyra a expliqué que l’arrivée du virus en Amérique du Sud pourrait coïncider avec les mois d’hiver austral, situant le début du risque en mai ou juin 2026.

« Il pourrait y avoir de nombreuses infections, mais des complications graves affecteraient les personnes âgées et les jeunes enfants. »

Omar Neyra, spécialiste

Bien que ce variant de la grippe ne soit pas considéré comme particulièrement mortel, son fort potentiel de contagion maintient les systèmes de santé du continent en état d’alerte. Les symptômes de la grippe H3N2 sont similaires à ceux d’un rhume classique : fièvre, toux sèche, douleurs musculaires, frissons et, parfois, troubles gastro-intestinaux.

Les complications surviennent généralement lorsque l’infection entraîne une pneumonie virale ou d’autres affections graves, en particulier chez les personnes vulnérables. Le MINSA a mis en place une surveillance épidémiologique active, en collaboration avec l’ Institut National de la Santé, pour identifier rapidement les cas importés ou locaux.

Face à la menace potentielle, le MINSA recommande de maintenir la vaccination annuelle, en particulier pour les groupes à risque, conformément aux directives de l’OMS. L’expert Neyra souligne l’importance d’une mise à jour du vaccin : « Le processus de vaccination devrait commencer en mars ou avril pour être protégé avant le pic hivernal. » Il précise également que les vaccins les plus récents, datant de 2025, offrent une certaine protection, même si elle n’est pas totale.

L’épidémie respiratoire actuellement en cours au Pérou n’est pas liée à ce variant de la grippe originaire de l’hémisphère nord, a précisé Neyra, ajoutant qu’il s’agit plutôt d’une mutation qui rend le virus particulièrement contagieux. Le diagnostic précis du H3N2 nécessite des tests spécialisés, en raison de sa similitude avec d’autres pathologies respiratoires. Les autorités insistent sur l’importance de la prévention et de la surveillance épidémiologique pour éviter une augmentation des hospitalisations et des décès.

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