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La guerre des prix pourrait avoir un impact majeur sur la production laitière, IFA

by Amélie Bernard

Publié le 14 octobre 2025 14:52:00. Une guerre des prix sur le lait frais inquiète les producteurs irlandais, qui craignent des conséquences importantes sur leur production et leur viabilité économique. L’Association des agriculteurs irlandais (IFA) tire la sonnette d’alarme face aux réductions de prix initiées par les grandes enseignes.

  • Les principaux distributeurs irlandais ont récemment baissé les prix de leurs laits de marque.
  • L’IFA craint que ces réductions ne mettent en péril la production laitière, déjà fragilisée par la hausse des coûts.
  • Les producteurs de lait frais pourraient être tentés d’abandonner les contrats annuels et de se tourner vers la production laitière classique.

La récente baisse des prix du lait frais en Irlande suscite de vives inquiétudes au sein de la communauté agricole. L’Association des agriculteurs irlandais (IFA) met en garde contre les effets potentiellement dévastateurs d’une guerre des prix entre les distributeurs, soulignant la spécificité de la production laitière irlandaise.

Selon Francie Gorman, présidente de l’IFA, les consommateurs doivent être conscients des implications de ces baisses de prix.

« Même si les consommateurs peuvent être heureux de constater des baisses des prix de détail du lait, ils devraient être conscients des conséquences potentielles d’une guerre des prix de détail. »

Francie Gorman, présidente de l’IFA

Le lait frais irlandais est produit par un nombre limité d’agriculteurs engagés dans des contrats de production toute l’année, ce qui entraîne des coûts plus élevés et une traite quotidienne des vaches.

Ces producteurs bénéficient d’une prime modeste destinée à compenser ces coûts supplémentaires et leur engagement constant. L’IFA souligne que la hausse générale des coûts de production a déjà conduit de nombreux éleveurs à abandonner la production de lait frais, avec une diminution de 34 % du nombre de fournisseurs au cours des dix dernières années, qui s’élève désormais à environ 1 200.

Mme Gorman s’inquiète d’une possible stratégie commerciale des distributeurs.

« La vraie crainte ici est que ce soit le début d’une campagne de relations publiques de la part des détaillants qui utiliseraient des réductions de prix sur un petit nombre de produits alimentaires frais pour attirer les clients dans leurs magasins et acheter d’autres produits avec des marges beaucoup plus élevées. »

Francie Gorman, présidente de l’IFA

Henry Dunne, président de l’IFA pour le lait liquide, met en avant un risque majeur : la fin des contrats de production à l’année.

« Au lieu de cela, ils enverront leur lait à la fabrication et seront libres de tarir leurs vaches pendant l’hiver. »

Henry Dunne, président de l’IFA sur le lait liquide

Il alerte sur la menace qui pèse sur un secteur déjà vulnérable et appelle les consommateurs à privilégier les marques de lait issues de producteurs ou de coopératives.

Cette situation intervient dans un contexte de forte offre mondiale de lait, qui a entraîné une baisse des prix payés aux producteurs par les coopératives. Aldi a confirmé qu’il absorberait le coût des réductions de prix, tandis que Tesco a refusé de commenter ses décisions commerciales. Les autres distributeurs n’ont pas précisé comment les réductions seraient financées.

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