Publié le 14 janvier 2026 à 13h36. La réforme électorale proposée par la présidente Claudia Sheinbaum se heurte à des obstacles majeurs, nécessitant un accord préalable avec les partis du Travail (PT) et Vert Écologiste du Mexique (PVEM) pour espérer une adoption au Parlement.
- L’approbation des partis PT et PVEM est jugée indispensable par le groupe parlementaire Morena pour que la réforme constitutionnelle ait une chance de succès.
- Une réunion cruciale est prévue ce jour au Palais National entre le président, Ricardo Monreal (coordinateur des députés Morena) et Adán Augusto López (coordinateur de Morena au Sénat) pour finaliser les conclusions de la commission sur la réforme.
- Le parti Vert se montre ouvert à des réductions budgétaires pour les partis politiques, à condition que ces coupes soient appliquées de manière équitable.
Le groupe parlementaire Morena à la Chambre des députés a reconnu que sans le soutien du Parti du Travail (PT) et du Parti Vert Écologiste du Mexique (PVEM), la proposition de réforme électorale de la présidente Claudia Sheinbaum n’a aucune chance d’aboutir. Ricardo Monreal, coordinateur des députés Morena, a souligné hier l’importance d’obtenir un accord avec ces deux partis avant même la présentation publique du projet de loi.
« Si nous n’avons pas l’avis des deux partis, ou si l’un d’eux nous fait défaut, la réforme constitutionnelle (en matière électorale) n’a aucune chance de réussir », a déclaré M. Monreal. Il a insisté sur la nécessité d’impliquer le PVEM et le PT, des alliés politiques traditionnels, dès la phase de conception du projet, en intégrant leurs contributions.
Selon M. Monreal, « demain (aujourd’hui) est clé », car une réunion privée est prévue dans l’après-midi au Palais National avec le président, à laquelle lui-même et Adán Augusto López, coordinateur de Morena au Sénat, ont été conviés. Cette réunion devrait permettre d’annoncer les conclusions de la commission sur la réforme électorale, présidée par Pablo Gómez, et de fixer les dates de présentation formelle du projet.
Carlos Puente, coordinateur du parti Vert à la Chambre des députés, a indiqué que son groupe parlementaire attend de prendre connaissance de la version finale de la proposition présidentielle. Cependant, il a exprimé une ouverture à des réductions du budget des partis politiques, sous certaines conditions.
« S’ils disent ‘faisons une réduction de 20 ou 25 pour cent’, nous le soutiendrons, mais avec un détail : répartissons l’argent de manière égale entre tous les partis politiques. Nous pouvons le réduire d’une bonne quantité, mais avec la volonté de tous les partis que nous y allions dans les mêmes conditions de concurrence. »
Carlos Puente, coordinateur du parti Vert à San Lázaro
M. Puente a souligné qu’il n’est pas équitable de réduire le financement du parti majoritaire dans une proportion plus importante que celui d’un parti disposant de moins de représentants parlementaires, car cela désavantagerait ce dernier. Il a insisté sur la nécessité d’une égalité des chances en matière de financement et d’accès aux médias.
Des sources au sein du PT à la Chambre des députés, souhaitant conserver l’anonymat, ont exprimé leur scepticisme quant à des mesures telles que la réduction ou la suppression des députés élus à la représentation proportionnelle, ou une réduction drastique des fonds alloués aux partis.
« L’élimination des représentants plurinominaux n’est pas viable, car ils sont souvent la voix de ceux qui n’en ont pas. Ils doivent être maintenus, mais de telle manière que les mécanismes d’inscription soient revus et qu’il ne s’agisse pas d’une liste imposée par le pouvoir. Et plus que de couper le financement, il faut mieux le contrôler. »
Source au sein du PT à la Chambre des députés
La suite des événements dépendra donc des négociations qui se dérouleront aujourd’hui au Palais National et de la capacité du gouvernement à obtenir le soutien des partis clés pour mener à bien sa réforme électorale.
